À l’occasion de la 5e édition du Salon des infrastructures d’Abidjan (SIA), organisée du 17 au 19 septembre 2026 autour du thème « Digitalisation, Économie circulaire et Gestion durable des ressources dans le BTP », Neemba Côte d’Ivoire a mis en avant les solutions développées pour accompagner les projets de construction et d’infrastructures dans le pays. Disponibilité des équipements, digitalisation, maintenance, reconditionnement et formation : le groupe entend agir à la fois sur la performance des machines et sur les compétences nécessaires à leur exploitation.
Les besoins devraient continuer de progresser au
rythme des investissements prévus en Côte d’Ivoire. Le Plan national de développement (PND) 2026-2030 programme 114 838,5 milliards FCFA d’investissements sur cinq ans, dont 70,2 % attendus du secteur privé. Dans les infrastructures, il prévoit notamment 1 014 km d’autoroutes, 6 774 km de routes interurbaines bitumées et 141 ouvrages d’art.
Pour les entreprises du BTP et leurs partenaires, cette dynamique implique de répondre à des besoins croissants en équipements, maintenance, financement et compétences techniques.
« Pour les entreprises du BTP, c’est bien évidemment une manne de projets importante. Pour une entreprise comme Neemba, qui se positionne comme un partenaire d’excellence de l’industrie de la construction, c’est également un grand nombre de projets à accompagner », explique Régis Apetey, Directeur Général de Neemba Côte d’Ivoire.
Réduire les délais et mieux anticiper les besoins
Dans un secteur où l’immobilisation d’une machine peut peser sur les délais d’un chantier, Neemba mise notamment sur son stock régional installé en Côte d’Ivoire. Selon Régis Apetey, cette plateforme a permis de passer de plus de 60 jours à moins d’une dizaine de jours pour la mise à disposition d’une machine sur le territoire ivoirien.
« Pour Neemba, ce stock régional confère un avantage compétitif, un avantage logistique que l’on a pu mettre en place et c’est une réponse concrète aux défis que nos clients ont pu avoir en termes de mise à disposition de machines », souligne-t-il.
L’entreprise s’appuie également sur VisionLink, solution développée par Caterpillar permettant de suivre à distance différents paramètres des machines, d’anticiper certaines pannes et d’organiser la maintenance et l’approvisionnement en pièces.
En phase avec la thématique du SIA 2026, qui associait digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources, cette logique s’étend également à la durée de vie des équipements. À travers des programmes de reconditionnement de composants et de machines, Neemba met en avant le principe de Caterpillar « Build to be rebuilt », avec l’objectif de prolonger leur utilisation tout en maintenant leur niveau de performance.
La compétence humaine, autre levier de performance
Pour Neemba, la performance des grands projets repose toutefois autant sur les équipements que sur les personnes chargées de les exploiter et de les entretenir.
« Nous sommes partis d’un constat simple : l’Afrique entre dans une nouvelle ère industrielle, et cela ne se fera qu’à travers des ressources humaines compétentes », explique Rackyatou Diallo. La Directrice adjointe de la Neemba Academy indique également : « Notre objectif est clair : développer en Afrique les compétences dont l’Afrique a besoin pour accompagner ses grands projets. »
Inaugurée en avril 2026 à Abidjan, la Neemba Academy vise notamment à développer localement les compétences de techniciens, d’opérateurs et de professionnels de la maintenance, mais aussi des profils commerciaux et managériaux.
Pour l’entreprise, l’enjeu est directement opérationnel : mieux former les opérateurs doit permettre de réduire les erreurs et d’améliorer la sécurité, tandis que la montée en compétences des techniciens doit contribuer à accélérer les diagnostics et à réduire les temps d’immobilisation.
Cette ambition concerne également la féminisation de métiers techniques encore largement masculins. La Neemba Academy entend développer des passerelles vers ces professions, notamment à travers des partenariats avec les établissements de formation.
« L’enjeu n’est pas simplement de former davantage de femmes aux métiers techniques. C’est de leur permettre d’y entrer, d’y évoluer et d’y construire une véritable carrière », souligne Rackyatou Diallo.
À travers sa participation au SIA 2026, Neemba Côte d’Ivoire a ainsi mis en avant deux leviers complémentaires pour accompagner la multiplication des projets d’infrastructures : améliorer la disponibilité et la durée de vie des équipements grâce à la technologie et à la maintenance, tout en renforçant le vivier de compétences techniques disponible localement.





Côte d’Ivoire


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