L’ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud, Leo Brent Bozell III, a un message pour Pretoria : le pays a tout pour devenir une puissance économique mondiale, mais le chemin entre ce potentiel et la réalité dépend entièrement des politiques adoptées. Une mise en garde qui en cache une autre : à l’autre bout de la balance, Bozell a placé Haïti, exemple d’une économie qui s’est effondrée sous la mauvaise gouvernance.

Ressources et tourisme, les deux cartes sud-africaines
Dans sa démonstration, l’ambassadeur américain s’appuie sur deux atouts qu’il juge indiscutables : les ressources naturelles abondantes du pays et un potentiel touristique considérable. Deux leviers qui, selon lui, suffiraient à hisser l’Afrique du Sud au rang de grande puissance économique mondiale, à condition que les dirigeants en tirent parti.
Une comparaison avec la guerre de Sécession
Bozell n’a pas hésité à établir un parallèle historique entre l’Afrique du Sud post-apartheid et les États-Unis sortis de la guerre de Sécession. Une comparaison qui dit beaucoup de sa vision : après une guerre civile dévastatrice, les États-Unis ont reconstruit et prospéré. L’Afrique du Sud, trois décennies après la fin de l’apartheid, se trouverait face au même type de choix fondateur.
Le double scénario : rêve américain ou cauchemar haïtien
Le message de l’ambassadeur tient en deux scénarios opposés. Des politiques judicieuses et la mise en valeur des investissements américains pourraient faire de l’Afrique du Sud un succès comparable à celui des États-Unis. À l’inverse, une mauvaise gouvernance risque de conduire le pays à une chute économique du type de celle qu’a connue Haïti. Bozell a en outre plaidé pour un renforcement des relations américano-sud-africaines et des investissements bilatéraux, qu’il présente comme mutuellement bénéfiques, appelant les dirigeants sud-africains à saisir l’opportunité.





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