Tous les articles qui parlent de Gouvernance

« Le sport et la politique n'ont rien à voir l'un avec l'autre. » La FIFA, le CIO et le BIE répètent cette expression comme un credo ; Pourtant, elle est profondément trompeuse. Du travail fondamental de Pierre Bourdieu (voir « Choses dites », 1987, et sa « théorie du champ sportif »), qui considérait le sport comme un espace pour la lutte pour la définition légitime de la pratique athlétique, aux analyses de Norbert Elias sur le sport comme un « processus de civilisation » (dans « Sport et civilisation », en collaboration avec Eric Dunning, 1994), les sociologues ont constamment démontré que le sport n'est pas un enclos protégé. Au contraire, il amplifie les relations de pouvoir, les stratégies d'influence et les luttes pour la légitimité qui façonnent le monde plus large.

L'organisation de méga-événements sportifs s'est imposée comme un instrument privilégié de pouvoir doux, permettant aux États d'exercer leur influence par l'attraction et la persuasion plutôt que par la coercition. Les États y voient désormais bien plus qu'une simple vitrine ponctuelle : un levier stratégique pour façonner les perceptions internationales, construire la légitimité et projeter une influence durable. Les candidatures retenues ne sont plus jugées uniquement sur leur ambition ou leur capacité technique, mais aussi sur leur crédibilité, leur durabilité et leur alignement avec les stratégies de développement plus larges des pays candidats. Cette exigence a transformé la nature des dossiers de candidature, qui incluent désormais des objectifs de transformation sociale et économique. Le Maroc en est un parfait exemple. Pour le Royaume, la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal est bien plus qu'un simple événement sportif : c'est un « levier et moteur de développement » pour accélérer la transformation stratégique du pays et réaliser la vision royale d'un Maroc dynamique, inclusif et moderne.

Ce lancement, qui constitue l’une des principales retombées de l’édition 2026 de la Conférence économique africaine (CEA), intervient à un moment où les pays africains sont confrontés à une montée des tensions géopolitiques, à la fragmentation du commerce mondial, aux chocs climatiques, à l’aggravation de la dette et à l’évolution rapide de l’architecture internationale du financement du développement.

Des décideurs africains, des institutions de développement et des économistes de premier plan ont lancé dimanche 12 juillet 2026 à Abidjan le Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network), une plateforme continentale conçue pour renforcer l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et promouvoir des solutions africaines coordonnées face à des défis économiques mondiaux de plus en plus complexes.

Les récentes tensions qu'a connues le monde ont rappelé la vulnérabilité du continent africain face aux conflits géopolitiques. L'Afrique a l'opportunité de redéfinir les règles du jeu en se replaçant au centre des chaînes de valeur mondiales. « L'Afrique ne peut plus être considérée simplement comme un réservoir de matières premières.

La session plénière de la 20ᵉ Conférence économique africaine (AEC) s'est tenue samedi 11 juillet à Abidjan, au siège de la Banque africaine de développement (BAD), réunissant les plus hauts responsables économiques du continent. Placée sous le thème du renforcement de l'autonomie géopolitique et de la résilience commerciale, cette session a vu se succéder des interventions marquées par un appel à un changement de paradigme fondamental.

Cette situation serait largement due au dépérissement des missions originelles de cette société. Pour la restructurer, le gouvernement envisage plusieurs mesures telles que la révision du cadre juridique la régissant à l'effet d'une extension de ses missions, la réévaluation libre de ses actifs et la signature avec l'Etat d'une convention de règlement de dettes croisées.

Selon le Document de la programmation économique pluriannuel budgétaire (2027-2029), plusieurs entreprises publiques seraient en grande difficulté et exposeraient les finances publiques à un risque. Il s'agit principalement de la Société nationale de Recouvrement (SNR), qui affiche des capitaux propres négatifs, - 86,7 milliards FCFA pour un capital social de 25 millions FCFA. Autant dire que cette entreprise est virtuellement en situation de dépôt de bilan après que les pertes cumulées ont absorbé la totalité des fonds propres.

Une page se tourne pour United Bank for Africa (UBA). Le 21 août prochain, Tony Elumelu quittera officiellement la présidence du conseil d'administration du groupe bancaire nigérian, mettant fin à un cycle qui aura profondément transformé l'institution.

Après plus d'une décennie à la tête du conseil d'administration de United Bank for Africa (UBA), Tony Elumelu quittera la présidence du groupe le 21 août prochain. Son départ marque un tournant pour la banque nigériane, devenue sous son impulsion l'un des principaux groupes financiers du continent. Emmanuel Nnorom lui succédera dans un contexte où les banques africaines accélèrent leur expansion régionale et renforcent leurs ambitions internationales.

Les fondamentaux des finances publiques demeurent fragiles. La dette publique reste élevée, oscillant autour de 75 à 80 % du PIB selon les dernières estimations, tandis que le déficit budgétaire continue d’évoluer entre 5 et 6 % du PIB. Les besoins annuels de financement dépassent 2 500 milliards de FCFA, dans un environnement international marqué par des taux d’intérêt durablement élevés. Le service de la dette absorbe désormais près du quart des recettes fiscales, réduisant considérablement les capacités de l’État à financer ses priorités économiques et sociales.

Le Sénégal traverse en 2026 l’une des périodes les plus délicates de son histoire politique récente. Au moment où l’économie devait entrer dans une nouvelle phase portée par l’exploitation du pétrole et du gaz, la rupture ouverte entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a fait émerger une crise de gouvernance dont les conséquences dépassent largement le champ politique. Désormais, la consolidation budgétaire est confrontée à un risque supplémentaire : celui d’une paralysie institutionnelle susceptible d’éroder la confiance des investisseurs, de ralentir les réformes et de renchérir le coût du financement de l’État.

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouveau programme de financement d'une durée de 42 mois en faveur de la Mauritanie, pour un montant de 95,8 millions de dollars. L'annonce a été faite dans un communiqué publié le mercredi 24 juin 2026.

Le Fonds monétaire international (FMI) accorde un nouveau programme de financement de 95,8 millions de dollars à la Mauritanie pour soutenir les réformes économiques, renforcer la gouvernance et favoriser une croissance plus inclusive. L'institution salue également les performances enregistrées par le pays ces dernières années, tout en appelant à accélérer les réformes structurelles.

SanlamAllianz ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Le conseil d’administration de l’entreprise a annoncé la nomination de Hennie Nel au poste de CEO à partir du 1er septembre 2026. Il succédera à Heinie Werth, qui quittera officiellement ses fonctions à la fin du mois de décembre après une carrière de près de trois décennies au sein de Sanlam.

Après près de trois années passées à piloter SanlamAllianz et 28 ans de carrière au sein du groupe Sanlam, Heinie Werth s’apprête à tirer sa révérence. Le conseil d’administration a choisi Hennie Nel, actuel directeur exécutif chargé du Corporate Finance de Sanlam Group, pour prendre les commandes du leader panafricain des services financiers non bancaires à compter du 1er septembre 2026. Une transition qui s’inscrit dans la continuité de la stratégie de croissance du groupe.