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Enseignant à l’origine, Sneiba Mohamed est venu au journalisme en 1998. Ancien rédacteur en chef de l'Essor (Mauritanie), il a animé de 2007 à 2012 une chronique politique au quotidien "L’Authentique" et collabore avec plusieurs agences en ligne (dont Sahara Médias). Il a effectué plusieurs stages à l'Institut de la Banque mondiale et au CAPJC de Tunis.

Les pays dont les économies reposent sur l’exportation de matières premières doivent s’inquiéter des prévisions récemment publiées annonçant une chute de l’indice des prix pour 2025 et 2026. En cause : une offre plus abondante, les incertitudes qui entourent les politiques publiques et le ralentissement attendu de la croissance mondiale. La plus forte baisse concernera l’énergie, avec une chute de l’indice des prix établi par la Banque mondiale de 17 % en 2025, puis encore de 6 % en 2026. Après une hausse modérée de 2,5 % en 2024, les prix des métaux et des minéraux devraient légèrement fléchir en 2025 et 2026.…

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Entre 3500 et 4000 milliards de dollars US ! C’est ce qu’aurait rapporté le voyage de Donald Trump en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et au Qatar. Une tournée dans les principaux pays du Golfe qui est loin d’être une simple excursion diplomatique. Elle permet au président américain non seulement de parler business avec les rois et émirs du Golfe en signant des contrats à coups de centaines de milliards de dollars US, mais également de «se laver» de l’affront que lui ont fait subir dernièrement la Chine et les pays de l’Union européenne, en refusant de se plier à sa volonté et en réagissant promptement à ses droits de douanes par des mesures similaires dissuasives.

Le mandat de Donald Trump ne sera pas de tout repos. Ni pour les Américains ni pour le monde entier. Il faut accepter de subir, durant les quatre prochaines années, les caprices d’un président homme d’affaires qui, malgré sa nonchalance vexatoire, sait très bien là où il va. Le slogan de campagne «America first» de celui qui a réussi un spectaculaire come-back à la Maison blanche, avec comme principal objectif d’achever une politique économique suprémaciste qui sous-tend une idéologie néo-fasciste basée sur la provocation et l’exacerbation de l’ego d’autrui.

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Selon les estimations de la Banque mondiale, 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler, au cours de la prochaine décennie. Or, 420 millions d’emplois seulement seront créés sur la même période ! Des centaines de millions de jeunes seront par conséquent privés de perspectives d’insertion sur le marché du travail, ce qui aura des conséquences de grande ampleur sur le développement du continent africain. Une décennie pour trouver la bonne parade. Un délai trop court pour qu’une approche de l’emploi – un mode d’emploi -, à l’échelle du continent africain puisse aider à inverser la tendance. Surtout que les pistes…

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Le fait que bp ait annoncé pourtant que le puits concerné est «en réparation» n’a pas rassuré complètement ceux qui commencent à douter sur le véritable impact socio-économique de l’énorme gisement gazier découvert au large du Sénégal et de la Mauritanie. Ce scepticisme ne vient pas uniquement du fait qu’un ancien ministre mauritanien de l’Economie et des Finances, fin connaisseur du domaine, ait déclaré que les retombées de l’exploitation de GTA ne sont pas attendues sur le court et moyen termes, mais parce que tout problème qui surgit au moment de la mise en exploitation du gaz va être inscrit au registre des charges et amoindrir, du coup, ce que la Mauritanie et le Sénégal sont en droit d’attendre comme retombées financières au terme d’accords mal négociés au départ, estiment des experts indépendants des deux pays.

Le gaz du gisement transfrontalier mauritano-sénégalais de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) hiberne depuis deux mois, alors que la société bp et ses partenaires, KosmosEnergy, la SMH et Petrosen avaient annoncé, en grande pompe, le début de l’exploitation début janvier. L’annonce impromptue d’une fuite de gaz, le 19 février, semble avoir tempéré les ardeurs, à tel point que le pessimisme commence à gagner le cœur de la plupart des citoyens mauritaniens déjà échaudés par le manque d’impact réel d’autres ressources comme l’or, le cuivre et le fer exploités pourtant depuis des décennies

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C’est véritablement un miracle que les pastèques, jadis importés du Sénégal voisin, soient aujourd’hui consommés à vil prix par des Mauritaniens ravis d’apprendre que ce produit est même exporté vers les marchés européens. Une information reprise par les journaux mauritaniens, sous forme de triomphe, en rapportant que des dizaines de camions, voire des centaines, transitent par le port de Tanger pour aller livrer ce fruit en Europe.

La Mauritanie est en train de vivre une véritable «révolution» agricole. Pas parce que les politiques mises en place par les pouvoirs publics privilégiant l’autosuffisance alimentaire en ce qui concerne certaines productions, comme le riz et les légumes, a connu le succès escompté, mais parce que les terres de la Vallée du fleuve Sénégal attirent, de plus en plus, des investisseurs marocains qui ont misé sur la filière pastèque et ont réussi, en quelques années, à conquérir les marchés européens

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Le retour gagnant de D. Trump à la Maison  blanche est loin d’être un fait anodin. Les Américains, adeptes de la force brute, apprécient les manières singulières d’un homme qui, durant son premier mandat, avait fait de son slogan de campagne «America first», la propédeutique d’une gouvernance mondiale où les USA étaient mis dans la balance contre le reste du monde. Aujourd’hui, il est revenu avec la volonté ferme de reprendre là où il s’était arrêté en 2021 ! La politique de Trump choque. Elle va à l’encontre de l’orthodoxie géostratégique que tous les présidents américains pratiquaient avec un soupçon d’intérêt -…

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  L’Afrique est  encore très en retard en matière d’accès à l’électricité, comme d’ailleurs pour beaucoup de services de base ! Mais elle semble décidée, avec certains de ses précieux partenaires, comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), de réduire le gap qui la sépare du reste du monde en matière d’accès à l’électricité sans laquelle aucun développement n’est envisageable. Sur 800 millions de personnes vivant sans électricité dans le monde 600 millions se trouveraient en Afrique, soit quasiment la moitié de la population du continent et près de 83 % de la population mondiale privée…

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Les chiffres sont accablants : 60 % des fonds d’investissement censés financer les entreprises et infrastructures en Afrique sont domiciliés hors du continent. Cette réalité, tirée d’une étude commandée par la Fondation MasterCard et réalisée par des experts internationaux, révèle une situation paradoxale : alors que l’Afrique regorge de potentialités économiques et de ressources, une grande majorité des investissements destinés à son développement restent prisonniers des paradis fiscaux et des centres financiers mondiaux tels que le Luxembourg, le Delaware ou Dublin. Cette hémorragie financière ne fait que souligner un problème structurel majeur : le manque d’attractivité du continent africain pour…

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