Au lendemain de la victoire démocrate aux élections de mi-mandat du 3 novembre, Donald Trump, président américain, a déclaré accepter les résultats tout en minimisant leur impact sur son bilan. Il a reconnu le « bon boulot » des démocrates mais a souligné qu’il n’était pas candidat. Trump a aussi évoqué la guerre en Iran comme facteur de la défaite républicaine.
Après les premiers résultats des élections de mi-mandat qui donnent le parti républicain largement battu, Donald Trump n’entend pas y voir un désaveu personnel.
Au lendemain de la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat, mardi 3 novembre, le président américain a déclaré auprès du New York Times être « tout à fait disposé à accepter ces résultats » et assuré vouloir travailler avec l’opposition.
« Je pense que je serai Monsieur Veto »
Lors d’un entretien avec Fox News, il a même reconnu que les démocrates avaient fait du « bon boulot » et s’étaient « bien battus ». Le milliardaire de 80 ans a tout de même rapidement relativisé la portée de cette défaite pour son propre bilan. « Je n’étais pas sur le bulletin et si je l’avais été, nous aurions LARGEMENT gagné », a par ailleurs écrit le milliardaire de 80 ans sur sa plateforme Truth Social, après avoir pourtant appelé pendant la campagne ses partisans à se mobiliser comme s’il se présentait lui-même. Le président a néanmoins admis que la guerre contre l’Iran avait contribué « en partie » aux mauvais résultats de son parti. Un conflit impopulaire, qui a notamment alimenté les inquiétudes sur le coût de la vie, selon divers experts américains.
Face au Congrès désormais contrôlé par les démocrates, Donald Trump a agité plus tôt la menace de son droit de veto si les deux camps ne parvenaient pas à s’entendre. « Je pense que je serai Monsieur Veto », explicitait-il déjà quelques heures avant les résultats. Aux États-Unis, le président dispose d’un droit de veto sur les textes votés par le Congrès. Il peut ainsi renvoyer une loi devant la chambre à l’origine du texte, en accompagnant son refus de ses objections. Le Congrès peut toutefois passer outre si le Sénat et la Chambre des représentants l’adoptent à nouveau à la majorité des deux tiers.











