L’ancien président américain Barack Obama est monté au créneau le samedi 25 octobre, lors de meetings en Ohio et dans le Michigan, pour soutenir les candidats démocrates à quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre. Les démocrates tentent de reprendre le contrôle d’une ou des deux chambres du Congrès, aujourd’hui aux mains des républicains de Donald Trump. L’ancien locataire de la Maison-Blanche a mis en cause l’administration Trump sur le coût de la vie et les prix des carburants, et a jugé que le président actuel avait pris «une série de mauvaises décisions», dont une guerre «inutile.»
«Deux ans de chaos, de cruauté, de corruption et d’incompétence»
«Après deux ans de chaos et de cruauté et de corruption et d’incompétence, comme nous n’en avons pas vus à l’ère moderne, vous avez la possibilité de dire : ça suffit», a lancé l’ancien président de 65 ans devant ses partisans à Cleveland, où il soutenait l’ancien sénateur Sherrod Brown, candidat au Sénat dans l’Ohio . Dans ce même État, l’ancien médecin Amy Acton, candidate démocrate au poste de gouverneur, affronte l’ancien candidat à la présidentielle de 2024, le républicain Vivek Ramaswamy. Les sondages y donnent une légère avance aux démocrates, dans des courses annoncées serrées.
Le Michigan, pivot du Sénat
Dans le Michigan, Barack Obama a fait campagne pour Abdul El-Sayed, candidat de l’aile gauche du parti, engagé dans une course indécise contre le républicain Mike Rogers pour un siège au Sénat. Il a invité les électeurs à voter sans attendre, le vote anticipé étant déjà ouvert dans les deux États : « Ne remettez pas à plus tard, ne tergiversez pas » . À l’échelle nationale, les enquêtes d’opinion suggèrent que les démocrates pourraient regagner la Chambre des représentants, le Sénat restant plus disputé.
Trump contre-attaque sur l’Iran
Le président Donald Trump a répliqué dimanche 26 octobre sur son réseau Truth Social, qualifiant Barack Obama de président «profondément incompétent» et l’accusant d’avoir payé l’Iran «des milliards de dollars» via l’accord nucléaire de 2015, auquel il avait mis fin dès son premier mandat.
L’ancien président démocrate n’a pas épargné non plus les travaux de rénovation menés à Washington sous la présidence de son successeur. Il a raillé la rénovation malmenée du bassin du National Mall, le chantier d’un grand ballroom à la Maison-Blanche et la décoration dorée du Bureau ovale, le qualifiant de résidence « comme si Saddam Hussein avait ouvert un Cheesecake Factory.» Obama et Trump étaient toujours sur le terrain mercredi 29 octobre, chacun portant son dernier argument dans cette dernière ligne droite.





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