Les Émirats arabes unis ont proposé Lana Nusseibeh pour diriger l’Organisation des Nations unies. Une première pour un pays arabe à briguer ce poste. La diplomate de 51 ans, ambassadrice auprès de l’ONU depuis 2013, vise à succéder à António Guterres dont le mandat s’achève fin 2026.
Une carrière aux sommets multilatéraux
Formée à Cambridge et à Harvard, Lana Nusseibeh a représenté son pays à New York pendant plus d’une décennie. Elle a présidé le Conseil de sécurité en 2014, devenant l’une des plus jeunes femmes à occuper cette fonction. Son action s’est particulièrement illustrée dans la promotion des résolutions sur les femmes, la paix et la sécurité.
Le pari de la visibilité
Abu Dhabi cherche à accroître son poids diplomatique mondial. En présentant une candidate expérimentée et médiatique, les Émirats affichent leur ambition de jouer un rôle majeur sur la scène internationale. Leur stratégie s’inscrit dans une offensive diplomatique de longue date, à rebours des rotations régionales traditionnelles.
L’épreuve du veto
Pour être élue, la candidate émerienne doit obtenir l’aval des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Les Émirats entretiennent des relations complexes avec certains d’entre eux. La candidature de Nusseibeh devra naviguer entre ces rivalités pour aboutir.





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