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Pour ses partisans, Mutamba représentait un vent de fraîcheur dans un secteur judiciaire trop longtemps gangrené par la corruption. Sa rigueur, son franc-parler et ses dénonciations publiques dérangeaient. «Il faisait peur aux magistrats et procureurs corrompus,» affirment certains. Il osait toucher à l’intouchable, secouer les bastions de l’impunité, et appelait à une justice au service du peuple.

Dans les couloirs du pouvoir à Kinshasa, peu de figures auront autant polarisé les opinions que le ministre de la Justice de la RDC Congo, M. Constant Mutamba. Jeune, ambitieux, rigoureux, parfois clivant — il incarnait à la fois l’espoir d’un renouveau et la peur d’un pouvoir sans compromis. Mais aujourd’hui, son nom ne fait plus vibrer les foules ; il résonne dans les salles d’audience où se prépare son procès pour détournement présumé de fonds publics.

Pendant des décennies, la vie politique congolaise a été dominée par une élite qui imposait ses choix, ses alliances, ses ruptures et ses compromis, en demandant au peuple d’obéir sans poser de questions. Tout était justifié au nom de la «dynamique politique,» où les alliances se font et se défont au gré des intérêts personnels. Mais cette époque est révolue.

La République Démocratique du Congo vit aujourd’hui une période de tensions institutionnelles marquées par une série de poursuites judiciaires visant d’anciens hauts responsables, notamment des Premiers ministres et même un ancien président devenu sénateur à vie. Si l’obligation de rendre des comptes est un principe fondamental dans toute démocratie, la manière dont elle est appliquée en RDC soulève plus de questions qu’elle n’apporte de certitudes.

L’ambiguïté congolaise En RDC, la Constitution et les textes de loi offrent un cadre incertain concernant la poursuite judiciaire d’anciens chefs d’État ou ministres. L’article 107 de la Constitution prévoit des immunités pour les parlementaires, et le statut de sénateur à vie conféré à l’ancien président Joseph Kabila semble lui offrir une forme de protection symbolique et juridique.

Les avocats représentant un citoyen britannique né dans les îles Chagos ont obtenu une injonction provisoire tôt dans la matinée de jeudi 22 mai, reportant la conclusion officielle d'un traité visant à garantir l'avenir de cette base aérienne américano-britannique. Mais quelques heures plus tard, le juge Martin Chamberlain a levé l'injonction, ouvrant ainsi la voie à la Grande-Bretagne pour signer l'accord visant à céder la souveraineté des îles Chagos à l'île Maurice.

Sauf coup de tonnerre de dernière minute, le Royaume-Uni devrait conclure ce jeudi 22 mai, l’accord avec l'île Maurice sur l'avenir des îles Chagos, après qu'un juge de la Haute Cour de Londres a annulé une ultime injonction qui avait bloqué la signature de ce traité de haute importance géostratégique pour Londres et Washington. Les îles Chagos abritent en effet la base aérienne de Diego-Garcia où sont stationnés des bombardiers stratégiques de l'armée de l’air américaine et de la Royal Air Force

Matata Ponyo Mapon, qui a été Premier ministre de 2012 à 2016 sous le régime de Joseph Kabila, a été reconnu coupable mardi 20 mai, d'un détournement de 245 millions de dollars. Il a été condamné à dix ans de travaux forcés, a annoncé un porte-parole de la Cour constitutionnelle.

Premier ministre sous Joseph Kabila, Matata Ponyo Mapon a été reconnu coupable de détournements de 245 millions de dollars US lorsqu’il était aux affaires. Il a écopé de dix ans de prison. Ces fonds étaient destinés à un important projet agricole, aujourd’hui à l’arrêt