Tous les articles qui parlent de Mines critiques

Luanda a revu ses ambitions à la hausse en visant désormais la majorité dans le capital de De Beers alors qu’initialement, le gouvernement angolais affirmait se contenter d’une participation minoritaire. «Prendre la majorité dans le secteur des matières premières de luxe est très dangereux car cela dépend du marché,»avait même confiait à l’agence Reuters Paulo Tanganha, Directeur national des Ressources minérales à l’automne dernier.

La nouvelle a secoué le petit monde des opérateurs et des sociétés de trading qui participent à la grand-messe de l’industrie des mines sur le Continent, Mining Indaba 2026, qui se tient actuellement au Cap en Afrique du Sud. Gros producteur de diamants, l’Angola a annoncé ce matin qu’il allait acquérir 20 à 30 % du tour de table du groupe Anglo American, maison-mère de De Beers, la référence mondiale du diamant.

La deuxième édition d’IMC-Morocco 2025, tenue du 24 au 26 novembre à Marrakech, s’est imposée comme un moment clé pour l’avenir minéral du continent. Devant des ministres africains, des industriels, des investisseurs et des experts internationaux, Leila Benali a rappelé l’urgence d’un repositionnement stratégique de l’Afrique dans un contexte mondial marqué par une recomposition rapide des chaînes de valeur et une explosion de la demande en minerais critiques.

Le Congrès International des Mines du Maroc (IMC-Morocco 2025) a marqué un tournant majeur pour la gouvernance minière africaine. Sous l’impulsion du Maroc et de la ministre Leila Benali, les pays africains ont adopté la Déclaration de Marrakech, acte fondateur du Cadre ESG africain et ciment d’une ambition commune : transformer les ressources du continent en levier de souveraineté, de valeur locale et de puissance industrielle.

Si pour le moment la production n’est pas affectée par ce «dossier», selon l’agence Bloomberg, tout changement de donne pourrait creuser l’écart entre Glencore et le groupe chinois CMOC qui l’a supplanté en 2023 pour prendre le leadership mondial de cobalt. A date, aucune déclaration officielle n’a encore été faite au sujet du litige, les détails relayés dans la presse internationale indiquent que les autorités congolaises ont pris des mesures pour obliger Glencore à payer les redevances. Ces mesures comprennent le gel des comptes bancaires et la fermeture temporaire d’un entrepôt de la filiale du groupe.

La mine de Kamoto dans la province du Katanga, où le groupe suisse Glencore a déclaré au premier semestre une production de 88.000 tonnes de cuivre et 11.700 tonnes de cobalt, est au cœur d’un différend avec les autorités fiscales, la puissante DGRAD (Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations) qui lui réclame 895 millions de dollars d’impayés de redevances