Vital Kamerhe
La République démocratique du Congo (RDC) est l’un des pays ayant le plus grand potentiel de terres cultivables, en Afrique mais moins de 10 % de ces terres seraient exploitées. Cette sous-performance de l’agriculture a pour conséquence une dépendance vis-à-vis des importations alimentaires pour la satisfaction des besoins de la population.
Le coût global du Programme d’urgence de relance du secteur agricole est évalué à plus de 1 milliard de dollars. C’est ce qu’a révélé Vital Kamerhe, vice-Premier ministre chargé de l’Economie. Cette feuille de route qui se veut ambitieuse, vise notamment à relancer la production agricole. Les programmes sectoriels ciblent 12 cultures de base soit le maïs, le riz, le blé, le sorgho, le manioc, la pomme de terre, la patate douce, l’arachide, le haricot, le niébé, le soja et la banane.
L’annonce intervient dans un contexte où le pays est confronté à une crise d’approvisionnement de maïs qui fait flamber les prix de la denrée principalement dans les provinces du Katanga et du Kasaï. A l’origine de cette crise se trouve la faiblesse de l’offre locale de la céréale qui ne couvre que 25 % des besoins de consommation locale. A cela s’ajoute la décision de la Zambie, troisième exportateur africain et plus proche fournisseur de maïs du pays, d’imposer depuis avril dernier une interdiction sur les expéditions de la céréale pour préserver ses propres stocks.
Pour résorber la crise, Kinshasa avait décidé entre autres mesures, de suspendre les droits et taxes à l’importation de maïs et de farine sur une période de 6 mois ainsi que d’accroître l’approvisionnement depuis l’Afrique du Sud.
En RDC, le secteur agricole contribue à hauteur de 19 % au PIB et emploie environ 55 % de la population active.





République démocratique du Congo


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