La fintech Send Chap ouvre ses services de transfert d’argent depuis le Canada vers une quinzaine de pays africains et vers la Chine. Développée par Dev Studios et exploitée au Canada par DEV STUDIOS CANADA INC., la plateforme crédite directement les portefeuilles Mobile Money des bénéficiaires en Afrique ; en Chine, les fonds arrivent en yuans (CNY).
La fintech Send Chap est l’œuvre de l’entrepreneur ivoirien Ange Philippe Oteyami, qui part d’un constat simple : envoyer de l’argent à sa famille restée sur le continent coûte encore cher et demande des démarches lourdes.
Une opération entièrement numérique
Depuis l’application mobile, disponible sur iOS et Android, l’expéditeur saisit le montant, choisit son bénéficiaire et visualise le taux de change, les frais et le montant exact qui sera reçu avant de confirmer. En Afrique, les fonds tombent directement sur le portefeuille Mobile Money du destinataire. Send Chap prend en charge Orange Money, MTN Mobile Money, Moov Money, Wave, Airtel Money, Free Money, T-Money et Telecel Money, selon les marchés. Côté canadien, le réseau Interac figure parmi les moyens de paiement intégrés.
Sont concernés, entre autres, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Bénin, le Togo, le Niger, la Guinée, la Gambie, le Nigeria, le Ghana, le Cameroun, le Gabon, le Congo et la République démocratique du Congo, ainsi que la Chine.
Un cadre réglementaire canadien
L’activité repose sur les inscriptions de l’entité canadienne. DEV STUDIOS CANADA INC. figure au registre du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE), l’équivalent canadien du Tracfin, depuis le 19 août 2024, sous le numéro C100000009. Elle est aussi inscrite auprès de la Banque du Canada comme fournisseur de services de paiement, conformément à la Loi sur les activités de paiement de détail.
Le dispositif de conformité comprend la vérification de l’identité des clients, le filtrage des sanctions et la surveillance des transactions, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Le Canada comme porte d’entrée
À travers Send Chap, Ange Philippe Oteyami entend faciliter les flux financiers entre les diasporas et leurs proches restés en Afrique. Le Canada sert de première tête de pont à une stratégie qui vise d’autres marchés. Au-delà des particuliers, la fintech prépare des solutions de paiement destinées aux entreprises.
Selon les chiffres publiés sur son site, Send Chap revendique plus de 60 millions d’euros de volume traité toutes activités confondues, plus d’un million d’utilisateurs, une couverture de 25 pays et plus de 20 opérateurs Mobile Money intégrés.
« Une innovation pensée pour rapprocher les continents. Du Canada vers l’Afrique, rapprocher les familles devient plus simple », indique la marque sur son site.











