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Tous les articles qui parlent de mobile money
Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l’inclusion financière en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux réalités coexistent désormais dans une contradiction qui commence à coûter cher aux économies africaines. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convergent vers le même constat : taxer les transactions numériques freine l’inclusion financière sans générer les recettes espérées. Certains gouvernements commencent à corriger le tir. D’autres cherchent encore leur équilibre.
Éclairage | Taxer le mobile money : l’erreur que l’Afrique s’apprête à répéter [Par Fiacre E. Kakpo]
Près d’une vingtaine de pays africains ont instauré des prélèvements sur les transactions mobile money. Les données disponibles en 2026 dressent un constat sévère : le rendement budgétaire est modeste, les effets sur l'inclusion financière sont réels, et les populations les plus vulnérables paient la note la plus lourde.
La Banque centrale des Comores a accordé une licence d’Institution financière digitale décentralisée à AXIAN, ouvrant la voie à la création de la première institution financière entièrement digitale et régulée du pays. Cette nouvelle structure proposera des services de crédit accessibles par téléphone mobile et renforcera l’inclusion financière dans le pays
À partir du 1er janvier 2026, les plateformes numériques opérant au Cameroun sans y être physiquement implantées entreront dans le radar fiscal. La loi de finances 2026 instaure un nouvel impôt sur les sociétés visant à capter la valeur créée par l’économie digitale, au nom de l’équité fiscale et du renforcement des recettes publiques.
La fintech panafricaine KaliSpot annonce une levée de fonds stratégique mêlant dette et equity. Objectif : accélérer le déploiement de son réseau d’automates financiers interopérables et renforcer l’inclusion financière sur le continent.
Les économies africaines connaissent une montée en puissance des technologies financières. Selon le Fonds d'équipement des Nations Unies (UNCDF), les paiements digitaux en Afrique subsaharienne ont augmenté de près de 40 % en un an, et les transactions mobile money dépassent désormais les 1 000 milliards de dollars annuels (GSMA).
La tentation fiscale est compréhensible. Lorsque la dette approche 100 % du PIB et que l’État doit combler des déficits, chaque source de revenus paraît séduisante. Mais taxer les transactions de mobile money est non seulement un mauvais calcul mais surtout une erreur stratégique qui pourrait compromettre l’inclusion financière et l’avenir économique du Sénégal.
Le gouvernement du Sénégal envisage d’introduire une taxe sur les transactions de mobile money dans le cadre de son plan de redressement économique 2025–2028.
Avec ce projet, s’il est maintenu, le gouvernement risque d’annihiler les retombées des acquis pour la population non bancarisée du pays, soit 76 %.
Une taxe généralisée sur le mobile money aurait des effets contre-productifs comme le montrent de nombreux exemples de pays qui ont taxé et ont fini par revenir sur leur décision
Dans un communiqué en date du 1er août, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) annonce le lancement de la Plateforme inter-opérable du Système de Paiement instantané (PI‑SPI) pour le mardi 30 septembre 2025.
Le gouvernement planche sur un dispositif technique destiné à «tracer» les flux financiers des opérateurs du mobile money. Ce projet stratégique figure tout en haut dans le Budget prévisionnel 2026-2028.
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![Éclairage | Centrale solaire flottante : le Maroc concilie innovation énergétique et sécurité hydrique [Par Mounir Belkouch] L’étude s’est penchée sur 58 barrages marocains d’une superficie d’environ 433 km2, impactés, annuellement, par l’évaporation d’environ 909 millions de m3 d’eau. Selon les chercheurs marocains, la technologie des systèmes photovoltaïques flottants représente de nouvelles perspectives prometteuses pour le Maroc. L’intérêt est double car il combine production d’une électricité propre et préservation des ressources hydriques.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Photovoltaic--320x176.jpg)


![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-450x225.jpg)
![Éclairage | Taxer le mobile money : l’erreur que l’Afrique s’apprête à répéter [Par Fiacre E. Kakpo]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/monetique-450x253.jpg)








