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En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.

Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l’inclusion financière en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux réalités coexistent désormais dans une contradiction qui commence à coûter cher aux économies africaines. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convergent vers le même constat : taxer les transactions numériques freine l’inclusion financière sans générer les recettes espérées. Certains gouvernements commencent à corriger le tir. D’autres cherchent encore leur équilibre.

La densité d’agences bancaires reste limitée aux Comores, et une partie importante de la population demeure en dehors du circuit traditionnel. L ’introduction de ce nouvel acteur digital régulé constitue une évolution notable du paysage financier local. La nouvelle structure opérera de manière distincte des activités de mobile money déjà présentes sur le marché (MVola, Airtel, Orange Money), tout en venant compléter l’écosystème existant.

La Banque centrale des Comores a accordé une licence d’Institution financière digitale décentralisée à AXIAN, ouvrant la voie à la création de la première institution financière entièrement digitale et régulée du pays. Cette nouvelle structure proposera des services de crédit accessibles par téléphone mobile et renforcera l’inclusion financière dans le pays

C’est un tournant majeur pour la fiscalité du numérique au Cameroun. Selon la Direction générale des Impôts (DGI), la loi de finances 2026 soumet désormais à l’impôt sur les sociétés (IS) toutes les plateformes en ligne qui réalisent des affaires dans le pays sans y disposer d’un établissement physique. À compter du 1er janvier 2026, ces entreprises devront s’acquitter d’un IS au taux minimum de 3 % du chiffre d’affaires réalisé localement.

À partir du 1er janvier 2026, les plateformes numériques opérant au Cameroun sans y être physiquement implantées entreront dans le radar fiscal. La loi de finances 2026 instaure un nouvel impôt sur les sociétés visant à capter la valeur créée par l’économie digitale, au nom de l’équité fiscale et du renforcement des recettes publiques.

Le mobile money n’est pas un simple outil facile d’utilisation et innovant, c’est devenu le socle sur lequel repose l’accès à l’économie pour des millions de Sénégalais exclus du système bancaire traditionnel. Or, imposer une taxe ne pèserait pas seulement sur une poignée de transactions importantes. Cela pèse sur chaque geste économique du quotidien : le paiement du pain, l’envoi de remises à un proche, l’achat de crédit pour le téléphone, le paiement d’un petit fournisseur… Des millions de micro-transactions qui constituent le quotidien des classes moyennes et modestes.

La tentation fiscale est compréhensible. Lorsque la dette approche 100 % du PIB et que l’État doit combler des déficits, chaque source de revenus paraît séduisante. Mais taxer les transactions de mobile money est non seulement un mauvais calcul mais surtout une erreur stratégique qui pourrait compromettre l’inclusion financière et l’avenir économique du Sénégal.

Le taux de bancarisation au Sénégal était d'environ 23-24% en 2024, selon différentes sources fiables. Si l'on élargit à l'inclusion financière, en incluant des services comme la microfinance et la monnaie électronique, le taux atteint environ 80% à fin 2023. C’est ce ratio qu’une taxe comme celle que le gouvernement pourrait appliquer pour renflouer ses caisses qui risque d’être détricoté

Le gouvernement du Sénégal envisage d’introduire une taxe sur les transactions de mobile money dans le cadre de son plan de redressement économique 2025–2028.
Avec ce projet, s’il est maintenu, le gouvernement risque d’annihiler les retombées des acquis pour la population non bancarisée du pays, soit 76 %.
Une taxe généralisée sur le mobile money aurait des effets contre-productifs comme le montrent de nombreux exemples de pays qui ont taxé et ont fini par revenir sur leur décision