C’est le Premier ministre, Ousmane Sonko qui a annoncé l’information au terme du Conseil interministériel qu’il a présidé vendredi 3 mai. Le gouvernement va débloquer 120 milliards FCFA, soit environ 197 millions de dollars au titre de subventions des intrants agricoles pour la campagne 2024/2025.
Comme il s’y était engagé pendant la campagne électorale, le successeur de Macky Sall fait du développement du secteur agricole une priorité stratégique. Ainsi, le gouvernement a augmenté les subventions aux intrants agricoles de 20% par rapport à la précédente campagne. En plus de cet effort financier, Dakar dit vouloir numériser le système de distribution des intrants, en vue d’assurer une traçabilité complète des subventions agricoles et d’éviter d’éventuels détournements. «Nous prévoyons d’instaurer un identifiant pour chaque producteur bénéficiaire de la subvention de l’Etat et pour chaque fournisseur d’intrants agricoles par la mise en place d’une plateforme de gestion et de suivi en temps réel. En outre, une cellule logistique du ministère des Forces armées sera créée pour contribuer à la distribution des intrants agricoles» a annoncé le Premier ministre sénégalais.
Le programme de subvention des intrants agricoles existe depuis 20 ans au Sénégal. Il permet aux agriculteurs d’accéder à coûts réduits aux engrais, aux semences et aux matériels. Les principales cultures ciblées sont les céréales, l’arachide et certaines cultures horticoles.





Sénégal![Tribune | Sans maîtrise de l’eau, la souveraineté alimentaire restera un slogan [Par Royking Niba, JOGOO Agriculture] La souveraineté alimentaire est sur toutes les lèvres. Le Sénégal veut réduire ses importations de riz, la Côte d'Ivoire accélère la transformation locale, le Cameroun relance ses filières vivrières. Des objectifs légitimes. Mais quand on regarde de plus près, la question de l'eau agricole reste étrangement absente des plans concrets. Or les chiffres parlent d'eux-mêmes : à peine 6 % des terres cultivées en Afrique subsaharienne sont irriguées. Tout le reste dépend de la pluie. Une pluie qui, avec le dérèglement climatique, arrive de plus en plus tard, tombe de plus en plus fort et s'arrête de plus en plus tôt.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Eau--450x217.jpg)



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