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C’est l’inspecteur général de l’Etat, Hassan Issa Sultan qui a été nommé liquidateur du Fonds. Le décret l’investit de tous les pouvoirs pour assurer la gestion des activités du Fonds souverain et pour agir en son nom jusqu'à la clôture des opérations de liquidation. Cette décision a sans doute été suivie de près à Tunis, où le président Kaïs Saïed règne par la terreur après avoir neutralisé toutes les voix discordantes. En effet, la justice tunisienne, désormais aux bottes de Kaïs Saïed, avait lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ex-directeur du Fonds Souverain de Djibouti l’accusant de corruption liée à la gestion de la Société des Phosphates de Gafsa, la plus grande entreprise publique tunisienne.

Le décret présidentiel portant liquidation du «Fonds Souverain de Djibouti», a secoué le microcosme politique local ce dimanche 27 avril. La décision met fin aux fonctions du directeur général du Fonds, l’ancien ministre tunisien de l’Industrie, des Mines, de l’Energie et des Energies renouvelables, Slim Feriani en poste depuis 2021, ainsi qu’au mandat de l’ensemble des membres du Conseil d’administration

L'objectif à long terme est de doubler ses actifs sous gestion, visant ainsi plus d'1 milliard de dollars d’ici dix ans. Pour y parvenir, le fonds concentrera ses efforts sur des projets à fort rendement susceptibles de contribuer au développement économique de Djibouti. Actuellement, le portefeuille du fonds est évalué à plus de 50 millions de dollars, avec des investissements dans des domaines clés tels que les centres de données, les énergies renouvelables, les infrastructures logistiques, et un projet d’énergie solaire à Grand Bara.

Le Fonds souverain de Djibouti, mis en place en mars 2020 pour soutenir le développement économique du pays, envisage désormais d’étendre ses investissements au-delà des frontières nationales. Cette initiative marquerait une première en cinq ans d’existence. Selon son Directeur général, Slim Feriani, le fonds cible des investissements dans des actifs stratégiques et diversifiés à l'international, bien que les secteurs précis restent encore à définir