Le décret présidentiel portant liquidation du «Fonds Souverain de Djibouti», a secoué le microcosme politique local ce dimanche 27 avril. La décision met fin aux fonctions du directeur général du Fonds, l’ancien ministre tunisien de l’Industrie, des Mines, de l’Energie et des Energies renouvelables, Slim Feriani en poste depuis 2021, ainsi qu’au mandat de l’ensemble des membres du Conseil d’administration
C’est l’inspecteur général de l’Etat, Hassan Issa Sultan qui a été nommé liquidateur du Fonds. Le décret l’investit de tous les pouvoirs pour assurer la gestion des activités du Fonds souverain et pour agir en son nom jusqu’à la clôture des opérations de liquidation.
Cette décision a sans doute été suivie de près à Tunis. En effet, la justice tunisienne avait lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ex-directeur du Fonds Souverain de Djibouti l’accusant de corruption liée à la gestion de la Société des Phosphates de Gafsa, la plus grande entreprise publique tunisienne.
Le chef de l’Etat du Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, avait discrètement essayé, sans succès, d’obtenir la levée de ce mandat d’arrêt international qui limitait de facto les déplacements à l’étranger du Directeur général du Fonds Souverain de Djibouti.
En mars 2024, le désormais ex-Directeur général du Fonds souverain djiboutien, avait organisé un forum qui avait rassemblé près de 400 délégués dont des investisseurs institutionnels, et à la fin de l’évènement, il avait déclaré à des confrères «qu’il était évident qu’il y avait un intérêt important et croissant pour Djibouti.» C’est cet élan sur lequel Djibouti comptait beaucoup que le petit Etat de la Corne de l’Afrique redoutait voir stoppé par les poursuites judiciaires visant l’ex-ministre tunisien.
Docteur en finance de l’Université George Washington à Washington D.C, Feriani a une longue expérience dans la banque d’affaires et la banque d’investissement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Il a également la nationalité britannique. Ce qui peut le protéger contre une éventuelle extradition vers la Tunisie.





Djibouti


![Édito | La corruption une maladie du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Avion-450x232.jpg.webp)


