Environ 8 soldats togolais ont été tués pour 13 blessés dans la nuit du mercredi 11 mai au jeudi 12 mai lors d’une attaque terroriste.
La CEDEAO a condamné cet acte criminel affichant son soutien à Lomé dans la lutte contre le terrorisme. Le nord du Togo, vit une première dans le pays, car jusque-là épargné par les violences.
Selon le gouvernement, ce serait après minuit que le poste avancé du dispositif de l’opération Kondjouaré (localité de Kpinkankandi) fut attaqué par un groupe d’individus lourdement armés non encore identifiés.
Le pays subit les impacts de la présence des groupes djihadistes au Burkina Faso voisin. Le Togo n’avait enregistré qu’une seule attaque en novembre 2021 où des hommes armés avaient lancé une attaque contre les forces de sécurité dans le village de Sanloaga (extrême-nord), sans faire de victime. Une récente série de raids frontaliers dans les pays du sud sahélien confirme l’envie des groupes djihadistes de progresser vers la côte maritime.
Depuis une décennie, le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont aux prises avec des insurrections djihadistes : les Etats voisins du Ghana, le Togo et la Côte d’Ivoire s’inquiètent de débordements à leurs frontières. En février, le Bénin en a déjà fait les frais après la mort dans le nord de neuf personnes, dans trois attaques à la bombe artisanale.
Un casse-tête pour la CEDEAO qui a exprimé au nom des institutions de la Communauté, ses sincères condoléances aux familles des victimes, au gouvernement, et au peuple togolais.





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