Tous les articles qui parlent de CEDEAO

L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.

Longtemps cantonnée aux contentieux frontaliers et à la question du Sahara marocain, la rivalité entre le Maroc et l'Algérie a trouvé dans le Sahel en recomposition un nouveau champ de bataille géopolitique. Face au vide laissé par le retrait français et à la montée en puissance de la Russie, Rabat et Alger déploient des stratégies radicalement différentes. Entre l'offensive économico-diplomatique marocaine et le paradigme sécuritaire historique d'Alger, les États sahéliens apprennent désormais à instrumentaliser cette compétition à leur avantage. Il fut un temps où la rivalité entre le Maroc et l'Algérie se jouait principalement dans les couloirs de l'Union africaine ou sur la ligne de démarcation du Sahara marocain.

Depuis le 15 août, les automobilistes sénégalais paient 990 francs CFA le litre de super, contre 755 francs pour le gasoil. À Niamey, le même litre d’essence ne coûte que 499 francs. Entre les deux capitales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’écart est désormais spectaculaire : le prix du super varie presque du simple au double.

De Dakar à Niamey, le prix de l’essence varie désormais presque du simple au double. Alors que le baril de Brent s’approche des 93 dollars, les États de l’UEMOA se retrouvent pris entre la nécessité de contenir l’inflation et celle de préserver des finances publiques déjà sous tension. Une équation qui pourrait annoncer de nouvelles hausses à la pompe.

L'annonce, faite lors d'une conférence de presse conjointe à Moscou, marque une nouvelle étape dans la stratégie russe sur le continent. Au-delà des relations bilatérales, le Kremlin cherche désormais à inscrire son influence dans des cadres régionaux, à l'heure où la coopération sécuritaire figure parmi les priorités des États ouest-africains.

La Russie s'apprête à formaliser sa coopération avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), notamment dans le domaine sécuritaire. Annoncé lundi 17 août par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue d'une rencontre avec son homologue ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa, ce rapprochement intervient alors que le Sahel reste exposé à une menace jihadiste persistante et que les équilibres sécuritaires régionaux se recomposent.

Le Nigeria veut changer d'échelle. Dans un communiqué publié le dimanche 9 août par le ministère de la Santé, Abuja a annoncé la création d'une plateforme interministérielle de haut niveau consacrée à la planification familiale, à la santé, au capital humain et au développement national.

Face à une population appelée à doubler d'ici à 2050, le Nigeria tente de reprendre la main sur sa trajectoire démographique. Le gouvernement du président Bola Tinubu vient de lancer une plateforme interministérielle destinée à placer la planification familiale au cœur de sa politique de développement. Derrière cette initiative sanitaire se joue un enjeu bien plus vaste : celui de l'emploi, de l'éducation et de la capacité du pays à convertir sa jeunesse en véritable dividende démographique.

La BIDC muscle son soutien au développement de l’Afrique de l’Ouest. Réuni pour sa 100e session sous la présidence de Dr. George Agyekum Donkor, président de la Banque et de son Conseil d’administration, l’organe décisionnel a approuvé cinq opérations représentant plus de 269,55 millions d’euros et 200 millions de dollars, soit un engagement global supérieur à 510 millions de dollars.

Infrastructures routières, santé, énergie renouvelable et financement du secteur privé : la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) vient de valider plus de 510 millions de dollars d’engagements en faveur de cinq opérations stratégiques en Guinée, au Ghana et en Sierra Leone. Une nouvelle offensive financière destinée à renforcer les infrastructures, soutenir l’intégration régionale et stimuler la croissance en Afrique de l’Ouest.

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, s'est rendu à Bamako, mardi 28 juillet, pour une visite d'amitié et de travail à l'invitation de son homologue malien, Assimi Goïta. Au cœur des échanges : la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans le Sahel et la nécessité de renforcer la coopération régionale face à la menace terroriste.

À peine investi de la présidence en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye multiplie les initiatives diplomatiques. En déplacement à Bamako pour une visite de 24 heures, le chef de l'État sénégalais a affiché sa volonté de resserrer les liens avec le Mali d'Assimi Goïta autour des enjeux sécuritaires, économiques et de l'intégration régionale, dans un contexte marqué par les profondes recompositions du Sahel.

Togo accueille les 2 et 3 juillet, la première réunion du Comité de supervision économique du transport aérien de la Cédéao. Pendant deux jours, les directeurs généraux de l'Aviation civile, les gestionnaires d'aéroports, les compagnies aériennes et les fournisseurs de services de navigation aérienne de la sous-région, tiennent un mega brainstorming sous la présidence du ministre togolais des Transports, Comla Kadje.

Dix-huit mois après la décision de la baisse des redevances de survol et des taxes aéroportuaires voulue par les chefs d’Etat de la Cédéao au sommet de décembre 2024, la mise en œuvre est au point mort. Réunie dans la capitale togolaise jeudi 2 et vendredi 3 juillet, le Comité de Supervision économique du Transport aérien au sein de la Cédéao (Ecateoc) tente de donner corps à cette décision dont les effets peinent encore à impacter le prix du billet d’avion pour le passager Lambda.