La fortune cumulée des 24 milliardaires africains a atteint 168,20 milliards de dollars US, dépassant désormais celle de leurs homologues arabes du Moyen-Orient. Un basculement historique qui s’explique par la fulgurante ascension d’Aliko Dangote et par la résilience des économies africaines face aux turbulences régionales.
Le rapport est sans appel. Les 24 milliardaires africains détiennent désormais une fortune cumulée de 168,20 milliards de dollars US, contre 111,80 milliards pour les 26 milliardaires arabes du Moyen-Orient. Un écart de 56,4 milliards qui témoigne d’une redistribution des cartes de la richesse mondiale.
Un basculement en six mois
Cet écart ne s’est pas construit sur des décennies, mais sur un semestre à peine. En six mois, la différence de patrimoine entre les deux régions s’est creusée de près de 26 milliards de dollars. Les économies africaines, portées par la diversification de leurs sources de richesse, affichent une croissance patrimoniale nettement plus dynamique que celle de leurs voisins du Moyen-Orient.
L’effet Dangote
Derrière cette performance continentale, une figure domine : Aliko Dangote. La fortune du magnat nigérian a bondi de 28,50 milliards à 51,30 milliards de dollars. À lui seul, il est désormais plus riche que les deux milliardaires arabes les plus fortunés du Moyen-Orient réunis. Une concentration de richesse qui illustre la montée en puissance des industriels africains sur la scène mondiale.
Des modèles économiques contrastés
Les fortunes du Moyen-Orient reposent traditionnellement sur l’immobilier, les investissements financiers, la santé et la banque. Des secteurs solides, mais dont la croissance s’est ralentie sous l’effet des pressions liées aux conflits régionaux et d’une moindre valorisation des entreprises. L’Afrique, elle, bénéficie d’une dynamique différente, portée par l’industrie, les matières premières et une classe d’affaires de plus en plus diversifiée.





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