Tous les articles qui parlent de Nigeria

Selon les données du cabinet S&P Global Commodity Insights, citées par Business Insider Africa, la raffinerie du milliardaire nigérian a expédié quelque 466 000 tonnes de carburant vers l'Europe au mois de juin. C'est presque le double des 232 000 tonnes expédiées en mai, et le volume mensuel le plus élevé depuis que le pays est devenu exportateur net de carburant d'aviation en 2024, grâce au démarrage de la production de kérosène sur le site, constate le quotidien nigérian This Day.

Grâce à la raffinerie d'Aliko Dangote à Lagos, la plus grande d'Afrique, le Nigeria est devenu en juin le premier fournisseur de kérosène de l'Europe, devant les États-Unis, avec des exportations record de 466 000 tonnes. Une percée qui intervient alors que l'Europe cherche à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Washington, sur fond de tensions diplomatiques et de crise au Moyen-Orient.

Le niveau de vie de millions d'habitants du premier exportateur de pétrole d'Afrique s'est fortement dégradé. Selon le cabinet SBM Intelligence, basé à Lagos, préparer le traditionnel jollof rice coûte aujourd'hui deux fois plus cher qu'à l'arrivée de Bola Tinubu au pouvoir. Le prix de l'essence a été multiplié par six depuis la fin de la subvention, sur fond de naira affaibli et de hausse des cours mondiaux du pétrole.

Sur les 240 millions de Nigérians, beaucoup peinent encore à boucler le mois. Pourtant, trois ans après leur lancement, les réformes économiques et financières du président Bola Ahmed Tinubu commencent à produire des résultats chiffrés. Suppression des subventions carburant, dévaluation du naira, réduction des aides à l'électricité : des mesures impopulaires, mais que le gouvernement maintient à l'approche de la présidentielle de 2027, les jugeant — avec les investisseurs — indispensables pour écarter le pays d'une crise budgétaire.

Le Nigeria veut changer d'échelle. Dans un communiqué publié le dimanche 9 août par le ministère de la Santé, Abuja a annoncé la création d'une plateforme interministérielle de haut niveau consacrée à la planification familiale, à la santé, au capital humain et au développement national.

Face à une population appelée à doubler d'ici à 2050, le Nigeria tente de reprendre la main sur sa trajectoire démographique. Le gouvernement du président Bola Tinubu vient de lancer une plateforme interministérielle destinée à placer la planification familiale au cœur de sa politique de développement. Derrière cette initiative sanitaire se joue un enjeu bien plus vaste : celui de l'emploi, de l'éducation et de la capacité du pays à convertir sa jeunesse en véritable dividende démographique.

Le compte à rebours est lancé. Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals a officiellement déposé son dossier auprès du régulateur boursier nigérian en vue d'une introduction en Bourse attendue dès le mois d'octobre. L'opération pourrait lever près de 5 milliards de dollars, un montant qui en ferait l'une des plus importantes IPO jamais réalisées sur le continent.

Avec une introduction en Bourse pouvant atteindre 5 milliards de dollars US, la raffinerie Dangote s'apprête à réaliser l'une des opérations financières les plus importantes de l'histoire des marchés africains. Alors que Lagos accueillera la cotation principale, Johannesburg, Nairobi ou encore la BRVM se positionnent déjà pour capter une partie de cette manne. Derrière cette levée de fonds, c'est aussi l'ambition d'un marché des capitaux véritablement panafricain qui se dessine.

Femi Otedola ne laisse plus place à l'ambiguïté. Le président du conseil d'administration de First HoldCo., maison-mère de First Bank of Nigeria, revendique ouvertement son objectif : devenir actionnaire majoritaire.

Déjà premier actionnaire de First HoldCo. avec près de 26 % du capital, le milliardaire nigérian Femi Otedola affiche désormais sans détour son ambition : franchir le seuil des 51 % pour exercer un contrôle total sur First Bank of Nigeria. Mais entre les contraintes réglementaires, l'envolée de la valorisation boursière et l'héritage d'une longue guerre de gouvernance, cette conquête s'annonce aussi stratégique que coûteuse.

Les approches de régulation sur le continent varient selon le degré de maturité des marchés, les risques identifiés et les priorités nationales. Au Nigeria, la Banque centrale cherche à concilier innovation et stabilité financière. L’adoption d’un cadre pour l’open banking, puis la Stratégie nationale pour les fintechs en 2023, sont au cœur de cette orientation. Plus récemment, le 1er juin dernier, la publication du Nigeria Payments System, a conforté le choix des autorités monétaires qui font du système de paiement « un levier de compétitivité.» Chez le voisin ghanéen, la Banque du Ghana a renforcé la surveillance du secteur grâce à un encadrement plus strict.

La Banque centrale du Nigeria (CBN) lance une opération de grand nettoyage dans le secteur financier. Elle a annoncé la révocation des licences d’exploitation de 46 banques de microfinance pour non-respect des exigences réglementaires. Cinq entités visées par cette décision appartiennent au puissant écosystème fintech du pays. « La décision s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Banque centrale visant à préserver la stabilité du secteur financier, à protéger les déposants et à garantir que les établissements agréés respectent les lois en vigueur ainsi que les exigences réglementaires », précise son communiqué. Cette décision traduit également un durcissement de la supervision des acteurs de la finance numérique.

Administratrice de la Fondation Dangote, celle-ci a révélé, mardi 28 juillet, dans un entretien accordé à Bloomberg, que son père avait prévu de consacrer un tiers de sa fortune à des actions philanthropiques. Selon elle, cette disposition figure explicitement dans le testament du milliardaire nigérian. Halima Dangote a également précisé que ses sœurs ainsi que leur grand-mère avaient signé un document attestant avoir pris connaissance de cette décision, soulignant ainsi son caractère officiel et pleinement assumé.

L'homme d'affaires nigérian Aliko Dangote, première fortune d'Afrique, a inscrit dans son testament une disposition majeure : consacrer un tiers de son patrimoine à des œuvres philanthropiques. Une décision révélée par sa fille Halima Dangote, qui illustre la volonté du magnat du ciment d'inscrire son héritage dans une logique de transmission sociale, en conformité avec les principes de la succession islamique (Chariaa).

Le Maroc a entamé des discussions avec l'Export-Import Bank des États-Unis (US EXIM Bank) et la Banque mondiale afin de mobiliser les financements nécessaires à ce projet estimé à 26 milliards de dollars. L'information a été confirmée, le 25 juillet, par l'ambassadeur du Royaume aux États-Unis, Youssef Amrani, à l'agence Bloomberg, tandis que l'agence américaine de crédit à l'exportation a reconnu l'existence d'échanges préliminaires.

Après des années d'annonces et de négociations diplomatiques, le mégaprojet de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc entre dans une phase décisive. Rabat a engagé des discussions avec l'US EXIM Bank et la Banque mondiale pour réunir les financements nécessaires à cette infrastructure stratégique de 26 milliards de dollars, appelée à redessiner la carte énergétique de l'Afrique de l'Ouest.