Tous les articles qui parlent de Nigeria

Africa Finance Corporation (AFC) a annoncé, jeudi 4 juin à Lagos, la clôture d’un prêt syndiqué de 2 milliards de dollars, un montant inédit dans l’histoire de l’institution. Initialement fixé à 1,6 milliard de dollars, le financement a finalement été relevé de 400 millions de dollars face à une demande largement supérieure aux attentes de la part des banques internationales.

La Banque africaine de financement des infrastructures (AFC) vient de réaliser la plus importante levée de fonds de son histoire. Avec un prêt syndiqué de 2 milliards de dollars largement sursouscrit, l’institution panafricaine confirme son attractivité auprès des marchés internationaux, tandis que les banques asiatiques renforcent spectaculairement leur présence dans le financement du développement africain.

Wilmar International Limited et Tropical General Investments Group (TGI) ont annoncé la création prochaine d’une coentreprise destinée à consolider leurs activités agroalimentaires au Nigeria et en République du Bénin. Selon un communiqué conjoint publié le 2 juin, cette opération vise à constituer une plateforme intégrée allant de la production agricole à la distribution de produits alimentaires, en passant par la transformation industrielle.

Le groupe singapourien Wilmar International et le conglomérat nigérian Tropical General Investments (TGI) franchissent une nouvelle étape stratégique en Afrique de l’Ouest. Les deux acteurs ont conclu un accord en vue de créer une coentreprise regroupant leurs activités agroalimentaires au Nigeria et au Bénin. Objectif : bâtir une plateforme intégrée couvrant toute la chaîne de valeur alimentaire et conquérir un marché estimé à plus de 12 milliards de dollars.

Le parti au pouvoir a tenu ses primaires présidentielles samedi après qu'un candidat surprise, Stanley Osifo, a défié le chef de l’Etat. Tinubu a finalement obtenu 11 millions de voix contre 16.500 pour son rival. Un score stalinien.

Après avoir triomphé ce week-end aux primaires de son parti, le Congrès des Progressistes, le président Bola Tinubu briguera un second et dernier mandat de quatre ans lors de la présidentielle prévue en janvier 2027. Il a largement battu son adversaire Stanley Osifo, un candidat plutôt anonyme et à notoriété quasi-nulle, selon les résultats publiés dimanche 24 mai dans la journée.

Les analystes de Standard & Poor’s assurent pouvoir relever la note souveraine du Nigéria au cours des 12 à 24 prochains mois « si les résultats budgétaires s'améliorent sensiblement, que ce soit grâce à une consolidation budgétaire ou à des recettes structurellement plus élevées, entraînant une baisse des coûts du service de la dette.»

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a relevé vendredi 15 mai, la note de crédit souverain (Trésor) à long terme en devises étrangères et locales du Nigéria de « B- » à « B ». En parallèle, elle a confirmé son rating à court terme à « B » avec perspectives stables et salue les efforts d’assainissement du cadre macroéconomique réalisés par le gouvernement nigérian.

La Haute Cour fédérale a déclaré coupable l’ex-ministre des 12 chefs d'accusation qui étaient reprochés. La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) l’avait accusé d'avoir blanchi 33,8 milliards de nairas par le biais de sociétés privées, des fonds qui, selon le procureur, provenaient d'activités illégales liées à des projets hydro-électriques financés par le gouvernement, notamment les centrales de Mambilla et de Zungeru.

Un tribunal fédéral à Abuja a frappé très fort en condamnant mercredi 13 mai, l'ancien ministre de l'Energie, Saleh Mamman en fuite à l’étranger, probablement aux Etats-Unis, à 75 ans de prison après l'avoir reconnu coupable de blanchiment de 33,8 milliards de nairas (24,71 millions de dollars), a indiqué la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) dans un communiqué.

Aliko Dangote passe à l’offensive sur les marchés internationaux. Dans un entretien accordé au Financial Times et publié le 7 mai, l’homme d’affaires nigérian a confirmé son intention de faire coter Dangote Cement Plc à la Bourse de Londres d’ici fin 2026, en complément de sa cotation actuelle sur le Nigerian Exchange (NGX), où le groupe est présent depuis 2010.

Après des années d’hésitation, Aliko Dangote relance son ambition londonienne. Le milliardaire nigérian veut faire entrer Dangote Cement à la Bourse de Londres dès 2026, tout en multipliant les opérations financières autour de son empire industriel. Raffinerie géante, engrais, ciment : le groupe prépare une année charnière qui pourrait redessiner le paysage financier africain.

Les autorités ont averti que les prix pourraient encore augmenter en raison de la volatilité du marché liée au conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.

Alors qu’un peu partout dans le monde, les compagnies aériennes en arrivent à réduire la voilure de leur trafic afin de ne pas voler à perte face à la flambée des cours du kérosène, Abuja a décidé de plafonner les prix de ce carburant utilisé par l’aviation. Le carburant d'aviation devrait se vendre entre 1.760 et 1.988 nairas (1,29 à 1,46 dollar) le litre à Lagos, et entre 1.809 et 2.037 nairas à Abuja, sur la base des prix de référence du 17 au 23 avril.

Cette annonce marque la conclusion de plusieurs années de négociations impliquant treize pays membres de la Cédéao. Le projet est, il est vrai, d'une envergure sans précédent. Long de 6.900 kilomètres, le gazoduc reliera les côtes du Nigeria à celles du Maroc en longeant la façade atlantique du Continent, à travers un tracé hybride combinant des segments sous-marins et terrestres.

Le gigantesque projet d’un gazoduc de 25 milliards de dollars, reliant le Nigeria au Maroc pour approvisionner les marchés européens en GNL (gaz naturel liquéfié), prend forme, rapporte notre confrère Sika Finance s’appuyant sur les déclarations de la directrice générale de l’Office national (marocain) des Hydrocarbures du Maroc (Onhym). En effet, Abuja et Rabat s'apprêtent à poser la toute dernière pierre juridique de ce projet aux dimensions titanesques. Un accord intergouvernemental portant sur la construction de ce gazoduc dont le coût est estimé à 25 milliards de dollars, sera signé cette année, confirme Amina Benkhadra.

Cette mesure témoigne d'un assouplissement accru du régime de change nigérian pour les exportateurs de pétrole, même si elle ne devrait pas entraîner une augmentation immédiate de l'offre en dollars sur le marché de change. Pour les autorités monétaires, cette mesure s'inscrit dans le cadre des réformes en cours visant à « libéraliser et donner plus de profondeur au marché,» dans le cadre de ses efforts pour stabiliser la monnaie nationale (naira) et attirer les investissements.

Dans une circulaire du 25 mars 2026, la banque centrale du Nigeria a supprimé une exigence qui obligeait les multinationales pétrolières à conserver temporairement une partie de leurs recettes d'exportation. Cette obligation de «mise en commun des liquidités» qui permettaient aux banques agréées de transférer immédiatement seulement la moitié des recettes d'exportation de pétrole, le solde étant conservé pendant une durée maximale de 90 jours, passe donc à la trappe.