Quatre ans après une première «breaking news» qui s’était dégonflée en quelques semaines, les alarmes retentissent à nouveau sur la volonté du pivot camerounais de Philadelphie Joel Embiid (2,13m, 28 ans) d’intégrer l’équipe de France de basket-ball.
L’ancien international tricolore Boris Diaw, aujourd’hui manager général de l’équipe de France de basket-ball, a confirmé à la presse que la démarche administrative de naturalisation de la star camerounaise de la NBA avait été enclenchée par le joueur, candidat cette saison à la distinction de MVP (ndlr : meilleur joueur de la saison) de la ligue professionnelle américaine de basket-ball.
Il n’en fallait pas plus pour déchaîner les passions de la rue camerounaise dans les réseaux sociaux auxquelles se sont jointes une avalanche de réactions des responsables de la fédération camerounaise de basket-ball.
Estimant qu’il n’a aucune chance de jouer une grande compétition avec son pays d’origine (Cameroun), Joel Embiid a donc choisi de rejoindre les Bleus pour probablement le grand rendez-vous olympique en 2024, à Paris. Ne présentant a priori aucune ascendance française et ne résidant pas dans l’Hexagone, Embiid, né à Yaoundé, parle Français et dispose de quelques attaches familiales dans l’Hexagone. Mais il doit remplir certains critères particuliers pour obtenir le passeport français. Il semble, selon les juristes interrogés, que sa demande pourrait répondre à l’article 21.19 du Code civil, dont l’alinéa 6 stipule que la nationalité française peut être accordée à «un étranger […] dont la naturalisation présente un intérêt exceptionnel». Il devrait donc faire valoir, avec l’aval de la Fédération française de basket-ball, son statut de sportif de haut niveau et sa capacité à renforcer l’équipe de France.

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