Le siège de Gianni Infantino à la tête de la FIFA se fragilise. Le Times indique que ses opposants ont noué une alliance pour faire basculer le Suisse.
La rébellion s’organise contre Gianni Infantino
La pression s’intensifie sur Gianni Infantino. Selon le Times, l’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique (AFC) seraient prêtes à paralyser administrativement la FIFA et, le cas échéant, à lancer des tournois internationaux parallèles si le président suisse refuse de démissionner.
Cette escalade intervient alors que le quotidien britannique — qui avait révélé en premier le projet controversé de céder des parts des plus grandes compétitions à des investisseurs via la structure FIFA Forward Enterprise (FFE) — annonce que l’opposition à Infantino a franchi un cap décisif.
Un soutien en déroute
Depuis le début de la polémique sur le FFE, le président de la FIFA n’aurait obtenu l’appui que de quinze fédérations sur 211. Selon des sources citées par le Times, ses opposants préparent un boycott de la gouvernance : les représentants des fédérations refuseraient d’assister aux réunions de l’instance mondiale et ne valideraient plus automatiquement ses décisions.
« Tout le monde est déterminé à ce qu’il parte », confie une source au journal. « Et s’il ne part pas, nous prendrons toutes les mesures nécessaires, y compris sur les futures compétitions internationales. »
Des alternatives déjà sur la table
Parmi ces mesures, le Times évoque un projet de Ligue des Nations mondiale en cours d’élaboration à l’UEFA. Conçu dès 2017, ce plan n’avait jusqu’ici jamais été activé.
D’autres leviers de pression sont également envisagés, comme la convocation d’une réunion extraordinaire du Conseil de la FIFA si suffisamment de fédérations soutiennent la demande de démission.
L’UEFA passe à l’offensive juridique
L’instance européenne a par ailleurs adressé une mise en demeure à la FIFA, lui enjoignant de conserver l’intégralité des documents relatifs au FFE. Elle examine ainsi la possibilité d’engager des poursuites judiciaires, des procédures d’arbitrage ou de porter plainte auprès des instances compétentes.
Cette lettre viserait non seulement Infantino, mais aussi quatorze autres cadres de l’organisation, dont le secrétaire général Mattias Grafström et le directeur du développement du football Arsène Wenger.
Un mandat menacé
Il reste un peu plus de six mois à l’actuel mandat d’Infantino. Une nouvelle élection présidentielle est prévue lors du Congrès de la FIFA en mars prochain, où l’administrateur de 56 ans brigue un quatrième mandat.





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