Le compte à rebours est lancé. Le 29 septembre 2026, à Lomé, la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao (BIDC) a officiellement donné le coup d’envoi médiatique du Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027 (EIF 2027). Rendez-vous est pris les 7 et 8 avril prochains pour que l’Afrique de l’Ouest, malgré la tourmente mondiale, dessine les contours d’une croissance qui veut être solidaire et durable.
Un rendez-vous pour transformer l’incertitude en opportunité
Placé sous le thème « Résilience et transformation : naviguer dans un contexte mondial incertain et libérer une croissance inclusive en Afrique de l’Ouest », ce lancement a réuni à Lomé de nombreux décideurs. Gouvernements, institutions de financement, partenaires régionaux, diplomates et chefs d’entreprise : tous ont convergé vers la capitale togolaise pour préparer collectivement l’échéance d’avril. L’objectif est clair : faire de l’EIF 2027 bien plus qu’une simple vitrine, une véritable plateforme de mobilisation de capitaux et d’accélération des transformations structurelles.
« Le succès se mesurera aux projets et aux emplois créés »
Dans son allocution d’ouverture, le Dr. George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et de son Conseil d’administration, a martelé l’ambition : valoriser le potentiel immense de la région en canalisant les investissements vers des projets concrets et durables. Représentant le gouvernement togolais, hôte de l’événement, Mme Akou Mawussé Adétou Afidenyigba, Directrice de Cabinet du ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, a été pragmatique : le succès du Forum se mesurera à l’aune des capitaux mobilisés, des projets effectivement mis en œuvre et, surtout, des emplois générés.
Le secteur privé, grand gagnant des mécanismes innovants
Le lancement a aussi été marqué par un panel de haut niveau. Les représentants de Barton Heyman Ltd., de la Chambre de Commerce Africaine et de l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des PME (ANPGF) du Togo ont échangé sur les solutions de financement innovantes et sur le rôle moteur du secteur privé. L’heure est à la conviction : pour libérer la croissance ouest-africaine, il faut des partenariats public-privé audacieux et des instruments financiers adaptés aux réalités du terrain.
Un appel à l’unité pour un « catalyseur » d’investissements stratégiques
C’est Ismaël Nabé, ministre guinéen du Plan et Président en exercice du Conseil des Gouverneurs de la BIDC, qui a clôturé la cérémonie en procédant au lancement officiel de l’EIF 2027. Il a appelé de ses vœux une collaboration accrue entre États, investisseurs et secteur privé, rappelant que l’Afrique de l’Ouest dispose des ressources et du capital humain pour s’imposer comme un pôle économique majeur. Le Forum d’avril 2027 devra servir de catalyseur pour les investissements stratégiques et l’innovation.
Le cap est fixé : faire de l’Afrique de l’Ouest un pôle économique incontournable
Ce lancement médiatique ouvre une phase intense de préparatifs. Promoteurs de projets, bailleurs de fonds, décideurs publics et dirigeants d’entreprises se retrouveront en avril prochain autour des opportunités offertes par les secteurs stratégiques de la région. L’enjeu est de taille : accroître les flux d’investissement, favoriser les partenariats gagnant-gagnant et soutenir le programme de transformation économique de l’Afrique de l’Ouest. Rendez-vous dans quelques mois pour vérifier si les promesses de Lomé se seront transformées en signatures et en chantiers.





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