La République centrafricaine inaugure un nouveau parc solaire de 25 mégawatts avec stockage par batterie réalisé dans le village de Danzi situé à 18 kilomètres environ de Bangui et qui fournira de l’électricité à 250 000 habitants de la capitale, doublant pratiquement la capacité de production d’électricité du pays.

Inaugurée officiellement aujourd’hui par le Président Faustin-Archange Touadéra en compagnie du Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre Ousmane Diagana, la centrale solaire de Danzi illustre la détermination du pays à réduire sa dépendance aux énergies fossiles et à utiliser davantage les énergies renouvelables moins couteuses pour avancer sur la voie d’un développement durable.
Avec un taux d’électrification estimé à 35% dans la ville de Bangui, 8% dans les principales villes de provinces et seulement 2% dans les communes rurales, la République centrafricaine a investi dans le secteur de l’énergie comme moteur pour accroitre l’accès à l’électricité et favoriser une croissance durable.
« Danzi n’est que le début de notre marche vers l’accès universel pour tous les Centrafricains à une énergie propre et de qualité pour favoriser la relance économique et contribuer au développement durable du pays», a déclaré le Président Faustin-Archange Touadéra. Et de poursuivre : «il s’agit d’un projet transformateur qui touche tous les aspects de la vie des populations, de l’alimentation des foyers à l’éclairage des écoles et des hôpitaux, en passant par la réfrigération, les petits commerces comme les grandes industries de Bangui.»
Consolidation des acquis du projet d’urgence de fourniture et d’accès à l’électricité
Fruit d’un partenariat entre le gouvernement et la Banque mondiale, le parc solaire de Danzi a été financé par des subventions de l’Association internationale de développement (ou l’IDA) de la Banque mondiale. Ce financement consolide ainsi les acquis du projet d’urgence de fourniture et d’accès à l’électricité (Puracel) et du projet d’amélioration des services d’eau et d’électricité (Pasteel).
«L’énergie est une artère vitale de l’économie. Grâce à ce projet, les centres de santé, les établissements scolaires ainsi que les activités commerciales auront un accès plus large à l’électricité, ce qui favorisera la productivité et la création d’emplois », a souligné Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
La centrale permettra de remplacer plus de 90% d’énergie actuellement produite par le Diesel, tout en rapportant plus de 4 millions de dollars par an à la compagnie nationale d’électricité. Elle contribuera également à une réduction nette des émissions de 670 674 tonnes de CO2. A cela s’ajoute un appui au développement du secteur de l’électricité à travers le projet d’accès et de renforcement du secteur de l’électricité (Parse) qui permettra de soutenir l’électrification en dehors de la capitale Bangui avec des projets de mini-réseaux et la distribution de kits solaires pour les ménages, les instances publiques, et les commerces.
De son côté, le gouvernement centrafricain a contribué à l’atteinte des objectifs du projet au travers des mécanismes de facilitées sous formes de contreparties nationales (apport en industries, subventions, fonciers et autres). L’implication effective du ministère du Développement de l’énergie et des Ressources hydrauliques aux côtés de la Banque mondiale dans le cadre de la mise en œuvre du suivi des activités, a permis d’aboutir à ce résultat.
Il s’agit du premier investissement sur plusieurs projets visant à développer l’énergie propre dans le pays, y compris l’énergie solaire à grande échelle, les mini-réseaux et les solutions hors réseau à usage domestique, ainsi que les installations publiques. D’ici à 2030, près de la moitié de la population centrafricaine devrait avoir accès à l’électricité, contre seulement 16% aujourd’hui.





République centrafricaine
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