«Nous avons cherché à savoir ce qui faisait d’une ville une « ville d’opportunité », en développant une liste de questions que les investisseurs devraient se poser avant de faire leur choix, et une liste de sujets sur lesquels les pouvoirs publics peuvent travailler pour améliorer leur compétitivité. Ce rapport examine la façon dont les villes performent au niveau régional comme international».
Cette analyse est de Pierre-Antoine Balu, associé PwC Afrique francophone. Elle est le résultat de la première édition de l’étude de PwC sur le potentiel actuel et futur de 20 villes africaines intitulée : «Cities of OpportunityAfrica». Pour obtenir une vision globale du potentiel de ces villes, quatre grands indicateurs ont été retenus par l’étude : l’économie, les infrastructures, le capital humain et la démographie. De cette analyse ressortent deux classements, l’un général portant sur le potentiel actuel des villes africaines, et l’autre se concentrant sur les «villes d’opportunités», au regard de leur potentiel futur. De vraies surprises émergent de ce point de vue original, qui souligne le dynamisme, la vision et les efforts réalisés par les villes pour se développer.
Dans le classement général, quatre villes nord-africaines sur cinq en Afrique sortent du lot. Ce sont : Le Caire, Tunis, Casablanca et Alger. Johannesburg est la seule à ne pas appartenir à cette région.
[box type= »shadow » align= »alignleft » width= »40% » ]Méthodologie de PwCPwC a étudié 20 villes africaines sur la base de 4 indicateurs, eux-mêmes reposant sur 29 variables, dont le détail est expliqué dans l’étude disponible sur : www.pwc.fr. Voici quelques exemples de variables : – Infrastructure : coût du logement, trafic des aéroports, débit internet, routes et transports publics, eau et électricité… – Capital humain : nombre de professionnels de santé et de lits d’hôpital, nombre de jeunes diplômés et taux d’alphabétisation… – Economie : croissance du PIB, facilité à faire des affaires, diversification du PIB, investissements directs étrangers, coefficient de Gini… – Société & Démographie : marché de la classe moyenne, croissance des villes moyennes, taux de criminalité, nombre d’événements internationaux, croissance de la population… [/box]D’après le document de PwC, La prépondérance des villes nord-africaines dans ce peloton de tête va de soi si l’on considère le temps long. En effet, ces villes existent toutes depuis des centaines d’années : ce sont des métropoles matures, qui ont eu le temps de mettre en place des infrastructures, de fixer un cadre réglementaire et légal, et de constituer un écosystème socio-culturel au sein duquel les femmes et les hommes ont pu s’instruire, se cultiver. Johannesburg est la seule exception à ce modèle, puisque la création officielle de la ville remonte à 1886, mais elle a rapidement développé, pour des raisons politiques, l’ensemble des infrastructures et services comparables aux métropoles plus matures. « Développer des infrastructures efficaces et mettre en place des systèmes d’éducation et de santé de haut niveau sont deux étapes essentielles à la réussite économique. Un autre défi concerne la diversification du PIB: les villes en tête du classement ont diversifié leur économie, qui ne repose pas uniquement sur les matières premières », conseille Pierre-Antoine Balu. Cela étant, si les cités d’Afrique du Nord et Johannesburg se retrouvent en tête du classement général, celles d’Afrique anglophone – Dar es Salam, Lusaka, Nairobi, Lagos et Accra, se placent devant dans la recherche des «villes d’opportunités». Pour ce classement des «villes d’opportunités», PwC a concentré son analyse sur la croissance du PIB réel, la facilité de faire des affaires, l’attractivité pour les investissements étrangers, la croissance de la classe moyenne, et celle de la population.

![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)



![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-450x225.jpg)

![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-450x221.jpg)



