Le projet de la future constitution du Gabon a été remis samedi au Président de la Transition, Brice Oligui Nguema, lors d’une cérémonie officielle au palais présidentiel, alors qu’un référendum constitutionnel devrait avoir lieu dans le pays fin 2024
Le projet de nouvelle constitution instaure un régime présidentiel. Le poste de Premier ministre sera supprimé. Le Président de la République sera élu pour un mandat de 7 ans renouvelable une fois. Tout président en exercice voulant réviser ces dispositions se rendrait désormais coupable de haute trahison.
L’Assemblée nationale et le sénat peuvent destituer le Président de la République en cas de haute trahison. Ce dernier peut à son tour dissoudre les deux chambres du Parlement, prévoit encore le projet.
Le projet de nouvelle constitution élève, par ailleurs, au rang de « Héros » les militaires qui ont renversé le régime des Bongo. Ces militaires seront protégés par une loi d’amnistie.
Pour rappel, le 30 août 2023, des militaires avaient renversé le Président Ali Bongo Ondimba au pouvoir depuis 14 ans, alors qu’il venait d’être proclamé vainqueur d’une élection présidentielle largement critiquée pour « des irrégularités. » Cinq jours après, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, à la tête des putschistes, avait prêté serment comme président de la Transition.





Gabon


![Éclairage | Niger : une session du CCR au cœur des enjeux ! [Par Moustapha Kadi Oumani] Notre nation prouve que la souveraineté — politique, économique, alimentaire et culturelle — est le socle indispensable pour décider librement de son propre destin, sans ingérence extérieure. C'est cette vérité, simple en apparence mais rarement affrontée, que le Conseil consultatif de la refondation (CCR) examine à partir de ce lundi 5 octobre 2026, à l'ouverture de sa session extraordinaire, sans hâte ni tension.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/CCR-450x242.jpg)
![Tribune | Femmes et pouvoir : le poids des institutions, de la culture et des trajectoires individuelles [Par Pr. El Hassane Hzaine] À l'image de l'entrepreneuriat économique, la politique commence à se conjuguer également au féminin au Royaume du Maroc depuis 2002, mais le 29 septembre 2026 fera date : le Roi Mohammed VI a procédé à la nomination de la première femme cheffe du gouvernement en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette décision, dans un pays musulman sunnite et doté d'une tradition monarchique millénaire, ne relève pas de la contingence : elle constitue l'aboutissement d'une trajectoire historique et juridique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fatima-450x232.jpg)

