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Pour motiver sa décision, Fitch Ratings estime que le Gabon est confronté à une fragilité persistante dans la gestion de ses finances publiques et de sa dette.  L’accumulation des arriérés envers ses créanciers érode la confiance des investisseurs et rétrécit l’accès à de nouveaux financements, notamment auprès des créanciers institutionnels.

Le ciel s’assombrit sur la situation du Trésor gabonais. L’agence de notation financière Fitch Ratings vient d’abaisser d’un cran les perspectives de note souveraine du pays à «négatives» estimant que Libreville sera dans l’incapacité d’honorer les échéances de sa dette en 2025. Concrètement, cette dégradation va se traduire par une hausse de la prime de risque appliquée à tous les emprunts souscrits par l’Etat gabonais et ses démembrements (entreprises publiques et collectivités territoriales)

La dette publique passerait à 79% du PIB en 2026 contre 70,4% à fin 2023 (contre une précédente estimation de 56%). La révision à la hausse de cet indicateur serait, certes, le reflet de l'important besoin en financement du gouvernement, mais également due à des réajustements qui ont permis de révéler des “dettes cachées” de la précédente administration.

S'il s'est dissipé avec la formation d'un gouvernement de transition et le scrutin prévu pour 2025, le risque politique a cédé la place à un risque de liquidités plus accru. Emboîtant le pas à sa consœur Moody's, l’agence de notation financière américaine Fitch Ratings a abaissé d'un cran la note sur les emprunts en devises du Gabon de B- à CCC+, vendredi 26 juillet

Le décret fixe à 15% le quota pour les cadres, 10% pour les agents de maîtrise et techniciens supérieurs, et 5% pour le personnel d’exécution. Cumulés, ces quotas pour l’emploi de la main-d’œuvre étrangère sont limités à un maximum de 30%.

Dans un décret adopté la semaine dernière, le gouvernement a fixé à un maximum de 30% la part de la main-d’œuvre étrangère dans tous les secteurs d’activité, à raison de 5% pour le personnel d’exécution, 10% pour les techniciens supérieurs et agents de maîtrise, et 15% pour les cadres.

"Le FMI encourage le gouvernement gabonais à intensifier cette cadence pour retrouver son équilibre puis sa stabilité économique et financière d'antan", a déclaré Vitaliy Kramarenko.

En mission de travail à Libreville depuis le 4 janvier dernier, les experts du Fonds monétaire international (FMI) se sont dits satisfaits jeudi des efforts menés par les autorités de la transition en matière de gestion des finances publiques.