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L'effort de rationalisation porte sur l'investissement, avec une réduction de 968 milliards FCFA. Cette contraction résulte d’une « meilleure hiérarchisation » des projets. Les projets ne disposant pas d'études de faisabilité ont été déprogrammés en veillant au maintien de ceux qui étaient dans les secteurs vitaux (santé, éducation, eau et électricité). Sur les 1.169 milliards de francs CFA de crédits budgétaires maintenus, 1 046,5 milliards proviennent des ressources propres du Trésor.

Le projet de loi de finances rectificative 2026 en discussion devant le Parlement depuis le 10 juin dernier, formalise un exercice de consolidation budgétaire destiné à restaurer la crédibilité de l'Etat, en ramenant le budget de 6.358,2 à 5.495,2 milliards FCFA, soit un ajustement de 862,9 milliards de francs CFA.

L'entreprise ambitionne en effet de doubler sa capacité pour la porter à 1,85 million de tonnes par an d'ici la fin de l'année grâce au déploiement d'une troisième ligne de production. CIMAF Gabon développe en parallèle un projet d'usine de broyage de calcaire estimé à 27 milliards FCFA. Cette  unité industrielle vise à exploiter les gisements nationaux afin d'atteindre l'autosuffisance en ciment.

Le chef de l’Etat gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a notifié aux dirigeants du groupe cimentier CIMAF appartenant à l’homme d’affaires marocain Anas Sefrioui, l’intention de l'Etat d'acquérir 20 % du capital de sa filiale locale. Cette démarche intervient alors que le cimentier, implanté au Gabon depuis plus de dix ans, s'apprête à changer de dimension.

Le petit commerce informel à Libreville ressent déjà les premiers effets de cette censure déguisée des réseaux sociaux. «Cette suspension revient à paralyser une part importante de l’activité économique et sociale du pays, dans un contexte déjà marqué par le chômage et le coût de la vie,» affirme Nicaise Moulombi, militant de la «société civile.»

En proie à une vague de grèves et de mécontentement populaire, le gouvernement gabonais a suspendu plusieurs plateformes de médias sociaux, invoquant «des craintes que les publications puissent nuire à la cohésion sociale et menacer la stabilité des institutions et la sécurité nationale,» indique l'Autorité de régulation des médias dans un communiqué publié ce mercredi 18 février.