La Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) a lancé cette semaine l’EAC Bond, un instrument régional de garantie douanière visant à remplacer les multiples cautions nationales lors du transport de marchandises entre les États partenaires

En permettant aux commerçants de sécuriser l’intégralité du trajet de leurs marchandises avec une seule caution, l’EAC Bond réduira considérablement les coûts commerciaux, allégera les retards aux frontières et libérera des capitaux commerciaux, a indiqué la CAE dans un communiqué.
Cette caution douanière est lancée avec l’Ouganda, le Kenya et le Rwanda dans le cadre d’une phase pilote, a ajouté la même source, notant que le déploiement complet inclura progressivement tous les États partenaires de la CAE, sous la coordination des autorités douanières.
La conformité sera assurée par des systèmes automatisés liés aux douanes et au suivi des marchandises, garantissant ainsi le suivi de tous les mouvements et la gestion des risques, a expliqué la CAE, basée à Arusha.
Une caution douanière est une garantie financière qui permet au gouvernement de recouvrer les droits ou taxes en cas de non-respect des réglementations douanières par un commerçant, a rappelé le communiqué, faisant savoir que traditionnellement, les commerçants transportant des marchandises du port de Mombasa au Kenya vers des destinations comme Kampala ou Kigali sont tenus de déposer des cautions ou des dépôts en espèces distincts à chaque passage de frontière, bloquant ainsi des capitaux à chaque étape et augmentant les coûts des échanges.
L’EAC Bond élimine ces exigences répétitives en fournissant une caution unique qui sécurise l’ensemble des mouvements de marchandises entre les États partenaires de la CAE, selon le communiqué qui précise que cela simplifie le dédouanement, réduit les dépenses opérationnelles et permet aux entreprises de réinvestir leur fonds de roulement dans leur développement et la création d’emplois.







![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--450x284.png)



