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J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.

Dernièrement Airbus le fleuron de la construction aéronautique européen a finalement échappé à un procès potentiellement désastreux en payant une amende record de3,6 milliards d’euros à des organismes européens de répression des fraudes. Ce montant fait suite à des poursuites démarrées une dizaine d’année plus tôt. En fait, Airbus a été impliqué dans un grand nombre de faits de corruption passive ou active qui ont touché peu ou prou des responsables du transport aérien dans tous les continents.

L’Angola franchit un pas décisif dans la structuration de son secteur aérien. Le Secrétaire d'État à l'Aviation civile, aux secteurs maritime et portuaire, Rui Carreira, a officialisé le 21 juillet 2025 la construction prochaine d’une Académie d’aéronautique. L’annonce a été faite en marge d’une table ronde à Luanda consacrée au rôle des aéroports dans l’économie nationale et à leur rentabilité, alors que le secteur souffre encore d’un faible trafic passager.

Le Secrétaire d’État Rui Carreira a annoncé, lundi 21 juillet 2025 à Luanda, la création prochaine d’une Académie d’aéronautique destinée à former localement les professionnels du secteur aérien. Une initiative stratégique pour renforcer les compétences nationales, dynamiser le transport aérien angolais et réduire la dépendance à la formation à l’étranger

Le projet de mise en place d’une compagnie aérienne nationale nigériane reste d’actualité, comme l’a révélé Ibrahim Abubakar Kana, secrétaire permanent du ministère de l’Aviation et du Développement aérospatial, dans une interview à la presse locale. Il a précisé avoir reçu des instructions du président Bola Ahmed Tinubu pour mener ce projet à terme dans un délai raisonnable.

Le secteur aérien nigérian connaît une croissance rapide, alimentée par l’expansion de la classe moyenne et une demande croissante pour les services de transport. Cependant, cette dynamique bénéficie principalement aux compagnies privées, qu'elles soient locales ou étrangères, ce qui pousse le gouvernement à envisager la création d'une compagnie aérienne publique

Les contrôleurs aériens affirment dans un communiqué publié jeudi 2 janvier avoir pris cette décision "après avoir autant alerté, et fait preuve de tant de résilience pour gérer l’espace aérien de près de quatre millions de kilomètres carrés sous leur responsabilité avec le maximum de professionnalisme."

Les contrôleurs aériens du Centre Régional de la Navigation Aérienne (CRNA) et de la Tour de contrôle de l’aéroport international Blaise Diagne (DIASS) de Dakar ont annoncé des "mesures restrictives" dans la circulation aérienne pour réclamer la réduction de leur charge de travail à un "niveau raisonnablement gérable par l’effectif"

C’est faux me direz-vous et vous aurez raison. Le premier vol commercial a eu lieu en Floride en… 1914 et avant la deuxième guerre mondiale de grandes compagnies telles que Pan Am, Air France, Imperial Airways et d’autres sillonnaient déjà le ciel et avaient tracé d’importants réseaux internationaux. Pan Am, par exemple traversait le Pacifique avec des hydravions géants et les opérateurs européens allaient jusqu’en Australie et dans nombre de pays asiatiques et africains. Alors pourquoi dater le transport aérien de 1944 ?

Petit à petit les compagnies se sont séparées de leur personnel, qui était devenu certes un peu pléthorique, pour demander aux clients de faire eux-mêmes le travail à la place de leurs salariés. C’était tout bénéfice tant que les produits et la qualité de service restait acceptable, mais finalement les passagers ont fini par ne plus voir de différence entre les «low costs» et les compagnies traditionnelles. On a touché le fond dans les années 2010.

Cela fait des années que nous dénonçons cette course folle à la multiplication des classes de réservation et des tarifs, soi-disant pour répondre aux demandes des passagers. Or, une étude récente menée par Travelport largement commentée par Déplacements Pros montre tout le contraire, je cite l’article : «42% des interviewés ont l’impression que les offres des compagnies aériennes sont devenues moins adaptées à leurs préférences personnelles.» Autrement dit trop de tarifs tuent la perception des prix