Tous les articles qui parlent de Hydrogene vert

Des quantités importantes d’hydrogène vert seront nécessaires pour alimenter le transport maritime ainsi que d’autres secteurs. Cela représente une excellente opportunité pour certains pays de tirer profit d’une industrie nouvelle et en pleine croissance.

Le secteur maritime se trouve à un tournant décisif : il doit relever un double défi, à savoir répondre à une demande croissante de services de transport maritime tout en gérant ses émissions de manière responsable. Les dérivés de l’hydrogène vert, comme l’ammoniac et le méthanol, s’imposent comme des options prometteuses pour remplacer les carburants traditionnels dans le transport maritime.

La guerre en Ukraine et la crise énergétique qui en découle ont réveillé deux projets phares de gazoducs ouest-africains : le Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) reliant le Nigéria à l’Algérie, et le Nigeria Morocco Gas Pipeline (NMGP) entre le Nigéria et le Maroc. Ces infrastructures se livrent une compétition qui dépasse l’énergie, incarnant des enjeux géopolitiques, économiques et stratégiques dans un contexte régional instable et mondial incertain

Réunis sous le thème «Libérer le potentiel de l'hydrogène vert de l'Afrique pour une croissance durable,» les intervenants ont souligné la nécessité pour le continent d’adopter une approche plus alignée, coordonnée et ambitieuse, guidée par ses propres priorités de développement et dans le respect des principes multilatéraux.

L’Afrique est appelée à définir sa réponse à la transition énergétique mondiale, à déterminer comment elle mènera cette transition et à se positionner pour réaliser une croissance inclusive, une industrialisation et un développement durable dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, ont indiqué, vendredi au Cap, les participants au premier Sommet africain sur l’hydrogène vert

Le rapport «Mapping the cost competitiveness of African green hydrogen imports to Europe,» précise que de nombreux pays européens fondent de grands espoirs sur l'hydrogène vert bon marché provenant de l'Afrique pour décarboner les secteurs à fortes émissions tels que la sidérurgie, l’industrie chimique et les transports. L’Union européenne qui ambitionne d’importer jusqu’à 10 mégatonnes de cette énergie propre, a déjà signé des accords bilatéraux avec plusieurs pays africains dont la Namibie, l’Egypte et la Mauritanie, pour installer des sites de production destinés à l’export.

Le coût de l'hydrogène vert produit sur le continent et destiné à être vendu dans l’Union européenne, serait bien plus élevé que ne le suggéraient les premières estimations, mettent en garde des chercheurs de l'Université technique de Munich, l’Université d’Oxford et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich en Suisse

Les investisseurs sélectionnés comptent parmi les leaders mondiaux du secteur de l’hydrogène vert. Le consortium ORNX, composé de la société américaine Ortus, de l’espagnole Acciona et de l’allemande Nordex, investira dans la production d’ammoniac. Un autre consortium regroupe l’émiratie Taqa et l’espagnole Cepsa, qui se consacreront à la production d’ammoniac et de carburant industriel. La société marocaine Nareva développera des projets autour de l’ammoniac, du carburant industriel et de l’acier vert. La société saoudienne Acwa Power sera également impliquée dans la production d’acier vert. Enfin, un consortium chinois comprenant UEG et China Three Gorges concentrera ses efforts sur la production d’ammoniac.

Le Maroc poursuit son ambition de devenir un acteur clé dans le domaine de l’hydrogène vert. Dans cet élan, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé, le jeudi 6 mars 2025 à Rabat, une réunion du comité de pilotage dédié à « l’Offre Maroc.» Lors de cette rencontre, cinq investisseurs nationaux et internationaux ont été sélectionnés pour réaliser six projets dans les trois régions du sud du Royaume, pour un investissement total de 319 milliards de dirhams, environ plus de 32 milliards de dollars US. Cette sélection ouvre la voie à des négociations avec les parties concernées

«L’industrie devra faire face à de nombreux obstacles dans ses efforts de décarbonisation, en particulier en Afrique et dans des pays en développement. Il est essentiel de prendre les mesures nécessaires à la transition, sans nuire à la compétitivité des industries», ont déclaré des intervenants à cette conférence initiée sous le thème «La mise en conformité : le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières et les normes environnementales, sociales et de gouvernance.»

La tarification du carbone pour la production de biens à forte intensité d'émissions de gaz à effet de serre pourrait exacerber les inégalités, la pauvreté et le chômage en Afrique et dans des pays en développement, ont averti, jeudi 10 octobre au Cap en Afrique du Sud (1470 km de Pretoria), des participants à une conférence internationale

Lié au projet d'hydrogène vert à très grande échelle de CWP, AMAN qui est situé dans le nord- ouest de la Mauritanie, un nouveau centre DRI pourrait accueillir plusieurs usines à base d'hydrogène vert. Elles seront capables de convertir le minerai de fer brut mauritanien en millions de tonnes de fer vert briqueté à chaud (HBI) par année, principalement destiné à l'exportation vers l'industrie sidérurgique européenne.

La Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), la compagnie minière nationale mauritanienne, et AMAN Green Energy Pte Ltd, la filiale du group indien CWP Global pour le développement de son projet AMAN, un pôle d’hydrogène vert en Mauritanie, ont signé le 4 mai un protocole d’accord, dans le but de collaborer sur un nouveau centre potentiel de production de fer vert à réduction directe (DRI) en Mauritanie

La Mauritanie a récemment mis en place des initiatives législatives pour structurer le contenu local dans les industries extractives et a élaboré un code spécifique pour l’hydrogène vert.

L’Allemagne, l’Autriche et l’Italie ont annoncé la signature d’une déclaration d’intention commune pour le développement du corridor SoutH2, un gigantesque pipeline qui devrait permettre d’importer de l’hydrogène de pays d’Afrique du Nord en passant par le sud de l’Italie, avant d’être connecté à d’importants pôles de demande en Italie, en Autriche et en Allemagne