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Cette décision marque une escalade dans le différend qui oppose Barrick au gouvernement malien. Dans une première réaction, le groupe Barrick Mining a indiqué dans un communiqué que «cette action était injustifiée.» «Justice n'a été ni entendue ni rendue,» a déclaré à l’agence Reuters Issaka Keita, l'un de l’équipe de la défense de Barrick. L’exploitation du complexe de Loulo-Gounkoto, qui représentait 14 % de la production de Barrick Mining, est suspendue depuis janvier dernier en raison d'un conflit entre l'entreprise et le gouvernement malien au sujet des impôts et de la propriété. L’Etat malien actionnaire du complexe minier, avait demandé au tribunal de Commerce de Bamako de nommer un administrateur.

Le complexe minier de Loulo-Gounkoto où le groupe canadien Barrick Mining exploite des gisements d’or, a été placé lundi 16 juin sous le contrôle de l'Etat par un tribunal malien. C’est l'ancien ministre malien de la Santé, Soumana Makadji, qui va assurer les fonctions d'administrateur provisoire pour six mois, a indiqué le président du tribunal

En 2024, les Émirats arabes unis (EAU) ont importé 1’392 tonnes d’or, pour une valeur estimée à 105,4 milliards de dollars, se hissant au deuxième rang mondial des importateurs derrière la Suisse. Parmi ces volumes, 748 tonnes proviennent du continent africain — une hausse de 18 % en un an — confirmant la position d’Abou Dhabi et Dubaï comme plaques tournantes du commerce aurifère africain.

Accra aurait perdu la bagatelle de 11 milliards de dollars au cours des cinq dernières années à cause d’une contrebande «industrielle» de l'or provenant de l’exploitation artisanale dont une grande partie est acheminée vers les Emirats arabes unis, connue pour être une plaque tournante du blanchiment d’argent, accuse l'ONG helvétique Swissaid dans un rapport publié mardi 11 juin. Les auteurs du rapport révèlent un incroyable gap de 229 tonnes entre les exportations d'or du Ghana et les importations correspondantes sur seulement cinq ans, la majeure partie de l'or de contrebande finissant à Dubaï. Cela représente 11,4 milliards de dollars de pertes financières

Pour l’instant, Barrick n'a pas rendu publiques ses prévisions de production au Mali, mais les analystes avaient prédit que le Mali, 3ème producteur d’or en Afrique, contribuerait à environ 250.000 onces en 2025. Au cours des neuf premiers mois de 2024, la production au Mali a contribué à hauteur de 949 millions de dollars au chiffre d'affaires de Barrick. Dans un rapport d'analyste publié en décembre dernier, la banque d’affaires américaine Jefferies, estimait que si le complexe malien restait inactif, Barrick perdrait 11 % de son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements prévu pour 2025.

Dans ses prévisions d’activité pour le reste de l’année, le groupe canadien Barrick Mining a discrètement retiré l’activité du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto au Mali, au cœur d’un conflit avec Bamako, rapporte l’agence Reuters. Les activités sur ce complexe, l'un des plus grands actifs aurifères du groupe sur le continent, sont suspendues depuis janvier après que le gouvernement malien a bloqué les exportations d'or

«D’ici la fin de cette année, nous allons lancer un projet de création d'une usine de raffinage d'or», a révélé le ministre avec le chronogramme à l’appui. C'est un projet à fort potentiel économique qui permettra de renforcer le comptoir national de l'or, de capter plus de ressources, car c'est l'aval qui commande l'amont, analyse le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie.

C’est le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie qui a levé le lièvre en milieu de semaine dernière à l’occasion d’un atelier sur «l’inclusion de mines artisanales dans la chaîne de valeur» : Mamadou Sangafowa Coulibaly a révélé qu’à très court terme, la Côte d'Ivoire va concrétiser un projet de raffinerie de l’or afin de structurer sa filière aurifère et de monter sur la chaîne de valeur

Ce n’est pas la première sortie publique allant dans le sens d’une nationalisation des mines d’or. En octobre de l’année dernière, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, s’en était pris à «la mainmise des multinationales sur l’or du pays», estimant que le Burkina Faso allait lui-même exploiter le métal jaune. Ces déclarations n’ont jusqu’ici débouché sur aucune négociation officielle avec les compagnies qui exploitent les mines d’or industrielles.

Ouagadougou veut reprendre le contrôle de nouvelles mines d’or. C’est l’une des annonces faites le 28 avril par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à la télévision. «La Société de participation minière du Burkina a déjà racheté deux mines industrie, notamment Boungou et Wahgnion, et cela va se poursuivre, a révélé le chef du gouvernement.