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Pour l’instant, Barrick n'a pas rendu publiques ses prévisions de production au Mali, mais les analystes avaient prédit que le Mali, 3ème producteur d’or en Afrique, contribuerait à environ 250.000 onces en 2025. Au cours des neuf premiers mois de 2024, la production au Mali a contribué à hauteur de 949 millions de dollars au chiffre d'affaires de Barrick. Dans un rapport d'analyste publié en décembre dernier, la banque d’affaires américaine Jefferies, estimait que si le complexe malien restait inactif, Barrick perdrait 11 % de son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements prévu pour 2025.

Dans ses prévisions d’activité pour le reste de l’année, le groupe canadien Barrick Mining a discrètement retiré l’activité du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto au Mali, au cœur d’un conflit avec Bamako, rapporte l’agence Reuters. Les activités sur ce complexe, l'un des plus grands actifs aurifères du groupe sur le continent, sont suspendues depuis janvier après que le gouvernement malien a bloqué les exportations d'or

«D’ici la fin de cette année, nous allons lancer un projet de création d'une usine de raffinage d'or», a révélé le ministre avec le chronogramme à l’appui. C'est un projet à fort potentiel économique qui permettra de renforcer le comptoir national de l'or, de capter plus de ressources, car c'est l'aval qui commande l'amont, analyse le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie.

C’est le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie qui a levé le lièvre en milieu de semaine dernière à l’occasion d’un atelier sur «l’inclusion de mines artisanales dans la chaîne de valeur» : Mamadou Sangafowa Coulibaly a révélé qu’à très court terme, la Côte d'Ivoire va concrétiser un projet de raffinerie de l’or afin de structurer sa filière aurifère et de monter sur la chaîne de valeur

Ce n’est pas la première sortie publique allant dans le sens d’une nationalisation des mines d’or. En octobre de l’année dernière, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, s’en était pris à «la mainmise des multinationales sur l’or du pays», estimant que le Burkina Faso allait lui-même exploiter le métal jaune. Ces déclarations n’ont jusqu’ici débouché sur aucune négociation officielle avec les compagnies qui exploitent les mines d’or industrielles.

Ouagadougou veut reprendre le contrôle de nouvelles mines d’or. C’est l’une des annonces faites le 28 avril par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à la télévision. «La Société de participation minière du Burkina a déjà racheté deux mines industrie, notamment Boungou et Wahgnion, et cela va se poursuivre, a révélé le chef du gouvernement.

Cet accord constitue une étape cruciale vers le lancement du projet souterrain CMA, dont les travaux devraient débuter à la mi-2025 avec la construction du premier portail d'accès. Le démarrage de ces travaux reste toutefois conditionné à l'approbation de l'Étude d'Impact Environnemental et Social (ElES) par le ministère de l'Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, qui est actuellement en cours, ainsi qu'à l'octroi d'un arrêté ministériel, conformément aux dispositions mentionnées dans la déclaration du ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Sangafowa-Coulibaly.

Yaouré Perseus Mining Limited vient d’annoncer sa Décision Finale d'Investissement (DFI) pour le développement du projet souterrain CMA à la mine d'or de Yaouré en Côte d'Ivoire. La DFI intègre l'accord de principe du projet par le ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, tel que communiqué par le ministre Sangafowa-Coulibaly le 28 novembre 2024.