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Lors du premier appel d'offres du 7 juillet dernier, la Banque centrale a servi 440 milliards FCFA, pour une demande 497 milliards par une dizaine de banques, soit un taux de souscription de 112,95%. Une semaine plus tard, le 14 juillet, au deuxième appel d'offres, l’institut d’émission a mobilisé 500 milliards FCFA, intégralement absorbés par les 12 banques participantes, avec un taux de souscription de 107,10%.

La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) a injecté la bagatelle de 940 milliards FCFA au cours des deux dernières adjudications hebdomadaires, des ressources destinées donner plus de marge de manœuvre aux banques commerciales des six pays de la zone CEMAC (ndlr : Cameroun, Guinée équatoriale, Gabon, Congo-Brazzaville, Centrafrique et Tchad).

Parmi tous les membres de la Communauté monétaire des Etats de l’Afrique centrale (ndlr : Les six Etats ayant en commun l’usage du franc CFA : Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo-Brazzaville et Guinée équatoriale), le Tchad et le Gabon ceux qui ont le moins consommé les devises générées par leurs économies. Cela signifie qu’ils ont réussi à équilibrer leurs comptes de transactions courantes avec le Reste du monde. La balance courante retrace les entrées et les sorties de devises c’est-à-dire la balance commerciale  (biens et services), la rémunération des IDE (dividendes et intérêts aux investisseurs) et le solde des transferts sans contrepartie.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), la banque centrale commune aux six Etats de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), a lancé mardi 2 avril une opération de reprise de liquidité de 230 milliards de FCFA dans les banques commerciales.

En d'autres termes, les banques commerciales de l'UEMOA ont, presque chaque mois, effectué des règlements de factures à l’étranger (hors zone UEMOA) qu'elles n'ont reçu de paiements. Cette situation a entraîné une détérioration lente mais continue de la liquidité en devises de ces banques au fil du temps. Plusieurs indicateurs suggèrent que des difficultés commencent à apparaître, malgré la garantie de convertibilité illimitée du franc CFA.

Selon les données de la BCEAO, les banques commerciales de la sous-région font face à des pressions sur leurs avoirs extérieurs, rapporte l'agence Ecofin sur la base d’une analyse de 12 notes de conjoncture mensuelle entre 2023 et 2024