Une carte du continent africain truffée d’erreurs sur la situation géographique de plusieurs pays, a été présentée par le Département d’Etat lors de la conférence mondiale sur le VIH qui s’est achevée ce vendredi 31 juillet à Rio de Janeiro, au Brésil. Ignorance, mépris ou bourde de plus dont est coutumière l’administration Trump, difficile de décrypter cette nouvelle gaffe. Toujours est-il que, elle a suscité l’indignation des participants, notamment des représentants de pays africains.
La carte montrait le Nigeria, où Washington a déployé des centaines de soldats pour lutter contre le terrorisme, comme un pays enclavé dans le désert du Sahara. Le Mozambique, situé en Afrique australe, était déplacé dans la Corne de l’Afrique, tandis que la Côte d’Ivoire, en Afrique de l’Ouest, était placée à l’autre bout du continent. Même un élève du collège n’aurait pas commis une telle erreur.
Selon l’agence Reuters, l’image de la carte présentée par les diplomates américains contenait un filigrane d’intelligence artificielle (IA), ce qui suppose qu’elle a été créée avec les outils d’OpenAI. Embarrassée, l’entreprise a déclaré enquêter sur cette information. De son côté, le département d’Etat devenu la risée du monde entier dans les réseaux sociaux, dit assumer « l’entière responsabilité » de cette bourde en précisant au passage que la carte avait été produite par un membre de la délégation qui avait modifié à la hâte le diaporama avant la conférence. L’orateur en question, était Jeff Graham, principal envoyé spécial américain pour la santé, qui supervise l’Initiative connue sous le nom de Plan d’urgence du président pour la lutte contre le sida.
« Celui qui a créé et approuvé cette diapositive ne savait pas où se situaient les pays africains et n’a pas pris la peine de vérifier son travail », s’étonne Matt Petit, spécialiste de l’IA et de la géopolitique à l’Atlantic Council. Le département d’Etat lui a répondu à sa manière en affirmant que les discussions de Rio avaient été « substantielles et constructives » malgré la carte et qu’il restait « déterminé à lutter contre le sida avec des résultats concrets.»
La décision prise l’an dernier par l’administration Trump de suspendre tous les financements destinés à la lutte contre le VIH a quasiment mis à l’arrêt les programmes d’aide dans le monde entier, mais la fourniture de médicaments vitaux, ont largement repris.





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