La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest est rattrapée par la patrouille. La fonte des réserves de change qui touche les banques centrales de plusieurs pays émergents qui défendent la parité de leur monnaie face à l’appréciation du dollar et aux pressions inflationnistes, a rattrapé la BCEAO.
A fin septembre 2022, les réserves de change gérées par l’institut d’émission de l’UMOA ont baissé de 2.225,3 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 3,39 milliards d’euros qui se sont volatilisés au cours des 9 premiers mois de l’année. Au total, le magot de la BCEAO à fin septembre s’élevait à 11.811,1 milliards de FCFA, soit 18 milliards d’euros.
Malgré la contraction des réserves de change de la BCEAO, leur niveau reste relativement confortable et représente 4,6 mois d’importations de biens et services contre 6,5 mois il y a un an. Selon la norme FMI, le seuil en dessous duquel l’alerte se déclenche est de 3 mois d’importations dans les coffres de la banque centrale.
Cette fonte des réserves de change de la BCEAO à fin septembre s’explique par la chute des avoirs extérieurs des banques commerciales de la sous-région qui se sont contractés de 3.000milliards de FCFA. L’emballement des prix des produits pétroliers et des céréales ont considérablement affaissé le matelas des devises de la sous-région.
Rappelons qu’au niveau mondial, les banques centrales ont vu leur magot rétrécir de 1.000 milliards de dollars au premier semestre, selon les estimations de Bloomberg





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