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La CAF a annoncé avoir reçu, ce mercredi, une correspondance officielle de la FIFA détaillant les contours de l’initiative « FIFA Forward Enterprise.» Cette démarche s’inscrit dans le vaste processus de consultation engagé par l’instance mondiale avec ses associations membres ainsi qu’avec le Conseil de la FIFA.

La Confédération africaine de football (CAF) s’apprête à examiner l’une des propositions les plus ambitieuses portées par la FIFA en matière de développement du football. La semaine prochaine, le Comité exécutif de l’instance panafricaine se réunira pour évaluer l’initiative « FIFA Forward Enterprise », dans un contexte où les enjeux de financement et de gouvernance du football mondial sont plus que jamais au cœur des débats.

Le football fut longtemps le sport du peuple. Tous les quatre ans, pendant un mois, la planète suspendait son souffle pour célébrer le jeu, les exploits et les émotions. Aujourd'hui, la Coupe du monde ressemble de plus en plus à une gigantesque industrie du divertissement, où le football n'est parfois plus que le prétexte d'un spectacle global mêlant business, communication et diplomatie.

Les rideaux viennent de tomber sur la Coupe du monde 2026. Le sacre de l'Espagne referme un mois de compétition qui aura, une fois encore, captivé des milliards de téléspectateurs à travers le monde. Mais, au-delà des performances sportives et des statistiques, l'heure est venue de dresser un autre bilan : celui de la transformation progressive de la plus grande compétition de football de la planète en une immense machine économique, médiatique et politique. Car si le spectacle n'a jamais été aussi grandiose, une question s'impose : le football est-il encore au cœur de la Coupe du monde, ou n'en est-il plus que le principal prétexte ?

Pour mesurer l'ampleur du renoncement, il faut remonter au printemps 2017. À l’époque, les États-Unis, sous l'impulsion du premier mandat de Donald Trump, appliquent déjà des restrictions de voyage drastiques : les fameux travel bans. Interrogé sur la viabilité d'une candidature nord-américaine dans de telles conditions, le président de la FIFA, Gianni Infantino, se voulait alors d'une fermeté inflexible : « Les équipes qualifiées pour une Coupe du monde doivent pouvoir accéder au territoire du pays hôte, sinon il n’y a pas de Coupe du monde. C’est une évidence. Il est clair que pour les compétitions FIFA, toute équipe qualifiée, y compris ses supporters et ses officiels, doit pouvoir accéder au territoire du pays hôte, sinon il n’y a pas de Coupe du monde. »

À quarante-huit heures du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, la fête s'annonce amère pour des milliers de passionnés. Derrière les strass du gigantisme américano-mexicano-canadien, le tournoi le plus universel de la planète se heurte à la réalité glaciale de la politique migratoire américaine. Refoulements en cascade, délégations sous tension et supporters laissés à la porte : le Mondial de l'inclusion promis par Gianni Infantino s'est transformé en un tournoi à géométrie variable, scellant la soumission définitive de l'instance du football mondial face à la superpuissance américaine.

Dans les quartiers de la capitale et un peu partout en province dans ce pays-continent, les supporters ont déferlé dans les rues dès le coup de sifflet final, dans un concert de marmites, de klaxons et de sifflet. Dès mardi matin, nombre de Kinois arboraient le maillot bleu ciel de «Léopards,» qui n'avait plus disputé le mondial depuis 52 ans.

«On a mouillé le maillot !» A Kinshasa, les supporters ont fêté la qualification de la République démocratique du Congo (RDC) à la coupe du monde de football pour la première fois depuis 1974, sous une pluie battante. Les Léopards ont battu la Jamaïque (Reggae Boys) 1-0 après prolongation mardi à Guadalajara (Mexique)