MCB et ETG bouclent une opération historique qui fait passer le droit mauricien du statut de réforme à celui d’outil concret, ouvrant la voie à un commerce numérique de bout en bout sur le continent.
Port-Louis joue les pionniers. Le 17 septembre 2026, la Mauritius Commercial Bank (MCB) annonçait avoir financé, aux côtés du groupe ETG, la première lettre de change électronique établie sous le régime du droit mauricien. Une première africaine qui transforme la réforme juridique en solution de financement tangible et positionne l’île comme laboratoire du commerce numérique continental.
Du papier au pixel en moins d’une heure
L’opération s’inscrit dans l’engagement de MCB à mobiliser 1 milliard de dollars US sur quatre ans pour soutenir le commerce africain. Concrètement, ETG a créé cinq lettres de change électroniques en moins de 30 minutes avant de les transférer à MCB en moins d’1 heure. Le processus papier équivalent aurait nécessité plusieurs jours de transit par messagerie physique. Ce passage de plusieurs jours à quelques minutes offre un modèle de financement plus rapide, plus transparent et plus accessible sur les corridors commerciaux.
Une architecture juridique et technologique complète
Maurice est devenue la première juridiction africaine à adopter une législation fondée sur la Loi type de la CNUDCI sur les documents transférables électroniques (MLETR), reconnaissant juridiquement les lettres de change électroniques. L’opération a mobilisé un écosystème complet : le cadre juridique mauricien pour la sécurité, la technologie trace:original d’Enigio pour la gestion des originaux numériques, Digital Trade Works pour l’accompagnement, ETG pour l’émission et MCB pour le financement.
« La technologie ne transforme pas à elle seule le commerce ; ce sont les personnes et les partenariats qui le font », a déclaré Arnaud Levasseur, Executive Vice President Trade Finance de MCB. « Cette opération fait passer la lettre de change électronique d’une possibilité juridique à une réalité commerciale. L’Afrique ne se contente pas d’adopter l’avenir du commerce ; elle contribue à le construire. » Et Prerna Cheekhooree, Vice President – Global and International Corporates, MCB, d’ajouter : « cette étape majeure témoigne de la solidité de la relation entre MCB et ETG, bâtie au fil de plusieurs années de collaboration portant sur des produits, des marchés et des initiatives stratégiques. Cette confiance a permis aux deux organisations de passer résolument du concept à la réalisation. »
Vers un commerce numérique reproductible
Au-delà de la prouesse technique, l’ambition est d’établir un modèle reproductible. MCB entend travailler avec ses clients, institutions financières et fournisseurs de technologies pour étendre l’utilisation des documents transférables électroniques sur l’ensemble des corridors africains. Pour Vinit Mishra, Head of Treasury de Nusrico (groupe ETG), « cette étape démontre que des instruments fiables de commerce numérique peuvent accroître la rapidité, la transparence et la sécurité des échanges transfrontaliers. »
Maurice renforce ainsi son rôle de plateforme reliant entreprises africaines, capitaux internationaux et technologies, positionnant le continent non plus comme simple adoptant, mais comme architecte des nouvelles règles du commerce mondial.





Maurice





