Le gouvernement nigérien a signé une nouvelle convention pour l’exploitation du gisement d’uranium de Madaouela, dans la région d’Agadez. Avec Atomic Eagle, Niamey entend renforcer sa participation dans un secteur stratégique, tout en misant sur les retombées économiques et l’emploi des jeunes.
Le Niger tourne une nouvelle page à Madaouela. Les autorités ont signé, mercredi 23 septembre 2026, une convention avec le groupe Atomic Eagle pour l’exploitation de ce vaste gisement uranifère situé dans la région d’Agadez, dans le nord du pays, à proximité de la frontière algérienne.
L’accord a été paraphé par le ministre nigérien des Mines, le commissaire-colonel Abarchi Ousmane, et Hoskins Philip Ross, représentant d’Atomic Eagle.
Selon le ministère nigérien des Mines, la convention prévoit notamment le versement d’une redevance initiale de 10 millions de dollars, ainsi que le renforcement des capacités de l’administration minière. Le texte met également l’accent sur le développement local et prévoit la création d’environ 1 000 emplois au bénéfice des jeunes Nigériens.
Niamey veut accroître sa part
Au-delà de l’arrivée d’un nouveau partenaire, l’accord marque surtout une évolution dans la répartition des intérêts autour de Madaouela. Le site est revenu dans le domaine public de l’État nigérien en juillet 2024, après le retrait du permis d’exploitation à l’ancien opérateur, le groupe canadien GoviEx.
Avec la nouvelle convention, la participation de l’État nigérien doit atteindre 40 %, contre 20 % dans le cadre du précédent partenariat. Une évolution qui traduit la volonté affichée par les autorités de reprendre davantage le contrôle sur les ressources minières du pays.
Dans le sillage du changement de cap minier
Le retrait du permis de Madaouela s’inscrit dans la réorientation engagée par les autorités militaires nigériennes depuis le coup d’État du 26 juillet 2023.
Depuis leur arrivée au pouvoir, celles-ci ont entrepris de revoir plusieurs contrats miniers et pétroliers et de diversifier les partenaires du Niger dans ces secteurs stratégiques. L’objectif affiché est notamment de renforcer la part de l’État et les retombées économiques tirées de l’exploitation des ressources naturelles.
Un gisement aux réserves considérables
Madaouela constitue un actif majeur pour l’industrie uranifère nigérienne. Les ressources du site sont estimées à environ 116,5 millions de livres d’uranium, soit près de 52 800 tonnes.
Alors que le Niger cherche à redéfinir les conditions d’exploitation de ses ressources naturelles, la relance de Madaouela avec Atomic Eagle place ainsi le gisement au cœur de la nouvelle stratégie minière de Niamey.

![Éclairage | Investissements marocains à l’étranger et réglementation des changes : le cas des personnes morales [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Le présent éclairage poursuit l’exploration des investissements à l’international, mais sous l’angle, cette fois, des investissements marocains réalisés à l’étranger au regard de la réglementation des changes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Office-des-changes--320x170.jpg)



Niger![Éclairage | Investissements marocains à l’étranger et réglementation des changes : le cas des personnes morales [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Le présent éclairage poursuit l’exploration des investissements à l’international, mais sous l’angle, cette fois, des investissements marocains réalisés à l’étranger au regard de la réglementation des changes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Office-des-changes--450x239.jpg)





