- Afrique | Intelligence artificielle : l’open source chinois ouvre une brèche dans la souveraineté numérique
- USA-Canada | Négociations tarifaires : Washington s’attaque au français, Ottawa rompt les pourparlers
- Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris]
- Sénégal | 100 km de bitume, 738 millions de dollars : que va changer l’autoroute du Bassin arachidier ?
- Afrique du Sud | Banques : après trente ans de règne, Standard Bank perd la conservation du plus grand fonds de pension d’Afrique
- USA | Trump désavoué par la justice : une juge américaine fait sauter le gel des visas pour 75 pays
- Négociations commerciales | Droits de douane : frappé par les surtaxes de Trump, le Canada de Mark Carney accélère son découplage des États-Unis
- Rwanda | Finance climat : Kigali accueillera en octobre le sommet des marchés africains du carbone
Tous les articles qui parlent de Minerais critiques
Le géant du négoce de matières premières renforce son dispositif en République démocratique du Congo. Nommé directeur exécutif de ses activités dans le pays, Hervé Otschudi aura notamment pour mission d’accélérer le développement du groupe, alors que la bataille autour du cuivre et du cobalt congolais s’intensifie.
Présentée comme indispensable à la lutte contre le changement climatique, la ruée vers les minerais critiques cache une réalité bien plus complexe. Entre rivalité sino-américaine, explosion des dépenses militaires, essor de l'intelligence artificielle et appétit des multinationales, l'exploitation minière connaît un nouvel âge d'or. Mais, selon l'Oakland Institute, cette course effrénée menace surtout les populations du Sud et les équilibres écologiques de la planète.
Réunis à Abidjan, les pays africains producteurs de minéraux critiques et leurs partenaires au développement ont affiché une ambition commune : faire des ressources stratégiques du continent un véritable moteur de transformation économique, industrielle et sociale. Au cœur des débats, la création de valeur locale, le financement du développement et l’émergence de chaînes de valeur régionales capables de répondre à la demande mondiale en pleine explosion.
Le gouvernement congolais ne veut plus seulement exporter des minerais bruts, mais aussi mieux décider comment ils sortent du pays, à quel prix et avec quelle part de valeur retenue localement. Cette stratégie est désormais le fil conducteur de tous les Etats africains, qui veulent un partage plus équilibré des revenus générés par l’exploitation des mines.
Pour faire fuir les investisseurs, on ne peut pas trouver meilleure idée. Une loi qui vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale au Mozambique impose une participation gratuite du Trésor de 15 % dans tous les projets miniers. Ce montage qui ressemble à un racket, risque d’effrayer les investisseurs et de porter un coup dur à l’attractivité du secteur, s’alarme la Chambre des Mines du pays. son vice-président, Geert Kolk, a mis en garde les autorités en marge d’une Conférence minière chez le voisin zimbabwéen.
En quête d’indépendance face à la domination chinoise sur les minerais critiques, les pays du G7 viennent de dévoiler une stratégie ambitieuse de sécurisation des approvisionnements. Derrière cette nouvelle feuille de route se dessinent des opportunités majeures, mais aussi des défis de taille pour les producteurs africains, désormais au cœur de la bataille mondiale des ressources.
La société Lobito Atlantic Railway, gestionnaire du corridor de Lobito reliant le port angolais éponyme aux gisements de cuivre congolais situés dans le Grand Katanga, a annoncé lundi 15 juin l’arrivée par train, de la première cargaison du métal rouge en provenance de RDC. Cette annonce confirme le rétablissement de la liaison complète entre la Copperbelt congolaise et l’océan Atlantique, après deux mois de perturbations qui ont mis à l’épreuve la résilience du corridor logistique de Lobito.
Dans un contexte de compétition mondiale acharnée autour des minéraux critiques et de la transition énergétique, l’Afrique entend s’imposer comme un acteur incontournable du secteur minier mondial. Prévu en juillet 2026 à Paris, le sommet Mining On Top Africa (MOTA) réunira décideurs politiques, industriels et investisseurs de haut niveau pour redéfinir l’avenir stratégique des ressources africaines.
La perspective d’une COP32 organisée à Addis-Abeba constitue un moment charnière pour le continent africain. Au-delà des enjeux environnementaux, cette conférence pourrait marquer une redéfinition profonde de la place de l’Afrique dans l’économie mondiale de la transition écologique.
Le groupe chinois Sinomine Resource a annoncé mardi 19 mai son intention de mobiliser jusqu’à 5,2 milliards de yuans, soit 764 millions de dollars pour financer plusieurs projets, dont une raffinerie de lithium au Zimbabwe. Cette initiative est en phase avec la stratégie des autorités zimbabwéennes pour développer une chaîne locale de transformation de ce minerai critique. Hararé avait durci les règles encadrant les exportations de concentrés de spodumène afin de contraindre les multinationales de créer un plus de valeur ajoutée localement.
La newsletter AFRIMAG
Recevez gratuitement la revue des publications Afrimag directement dans votre Email !


![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--320x160.jpg)









![Tribune | COP32 à Addis-Abeba : l’Afrique à l’heure du basculement climatique et géoéconomique [ Par Pierre-Samuel Guedj ] Longtemps considérée uniquement comme une victime du dérèglement climatique, l’Afrique entend désormais s’affirmer comme un acteur stratégique des solutions globales : minerais critiques, potentiel solaire, marchés carbone, agriculture régénérative, biodiversité et croissance démographique font du continent l’un des centres de gravité de la géopolitique climatique du XXIe siècle.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Cop-450x240.jpg)

