Tous les articles qui parlent de Minerais critiques

Trafigura change de visage à Kinshasa. Le groupe de négoce de matières premières a annoncé, jeudi 13 août, la nomination de Hervé Otschudi au poste de directeur exécutif de ses activités en République démocratique du Congo.

Le géant du négoce de matières premières renforce son dispositif en République démocratique du Congo. Nommé directeur exécutif de ses activités dans le pays, Hervé Otschudi aura notamment pour mission d’accélérer le développement du groupe, alors que la bataille autour du cuivre et du cobalt congolais s’intensifie.

Lithium, cobalt, cuivre, nickel, graphite, terres rares… Jamais, depuis la révolution industrielle, les minerais n'ont occupé une place aussi stratégique dans l'économie mondiale. Les gouvernements rivalisent d'annonces sur la transition énergétique tandis que les industriels promettent un avenir décarboné grâce aux véhicules électriques, aux batteries, aux panneaux solaires ou aux éoliennes.

Présentée comme indispensable à la lutte contre le changement climatique, la ruée vers les minerais critiques cache une réalité bien plus complexe. Entre rivalité sino-américaine, explosion des dépenses militaires, essor de l'intelligence artificielle et appétit des multinationales, l'exploitation minière connaît un nouvel âge d'or. Mais, selon l'Oakland Institute, cette course effrénée menace surtout les populations du Sud et les équilibres écologiques de la planète.

Les pays africains riches en minéraux critiques et plusieurs partenaires au développement se sont retrouvés vendredi 10 juillet à Abidjan lors d’une conférence ministérielle destinée à redéfinir la place de l’Afrique dans l’économie mondiale des ressources stratégiques.

Réunis à Abidjan, les pays africains producteurs de minéraux critiques et leurs partenaires au développement ont affiché une ambition commune : faire des ressources stratégiques du continent un véritable moteur de transformation économique, industrielle et sociale. Au cœur des débats, la création de valeur locale, le financement du développement et l’émergence de chaînes de valeur régionales capables de répondre à la demande mondiale en pleine explosion.

En RD-Congo, cette stratégie était déjà déployée dans le secteur du cobalt. Désormais, elle s’étend au très convoité secteur diamantifère, avec la signature lundi 29 juin d’un accord-cadre entre le Fonds minier pour les générations futures et son partenaire suisse.

Le gouvernement congolais ne veut plus seulement exporter des minerais bruts, mais aussi mieux décider comment ils sortent du pays, à quel prix et avec quelle part de valeur retenue localement. Cette stratégie est désormais le fil conducteur de tous les Etats africains, qui veulent un partage plus équilibré des revenus générés par l’exploitation des mines.

Promulguée début juin, par le président Daniel Chapo, cette législation est présentée par ses initiateurs comme «un levier destiné à renforcer la gestion des ressources stratégiques dans l’intérêt national.» Elle s’accompagne également d’une interdiction d’exporter des produits miniers bruts ou semi-transformés, sauf dérogation exceptionnelle conditionnée à la présentation d’un plan de transformation locale.

Pour faire fuir les investisseurs, on ne peut pas trouver meilleure idée. Une loi qui vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale au Mozambique impose une participation gratuite du Trésor de 15 % dans tous les projets miniers. Ce montage qui ressemble à un racket, risque d’effrayer les investisseurs et de porter un coup dur à l’attractivité du secteur, s’alarme la Chambre des Mines du pays. son vice-président, Geert Kolk, a mis en garde les autorités en marge d’une Conférence minière chez le voisin zimbabwéen.