Tous les articles qui parlent de Minerais critiques

Promulguée début juin, par le président Daniel Chapo, cette législation est présentée par ses initiateurs comme «un levier destiné à renforcer la gestion des ressources stratégiques dans l’intérêt national.» Elle s’accompagne également d’une interdiction d’exporter des produits miniers bruts ou semi-transformés, sauf dérogation exceptionnelle conditionnée à la présentation d’un plan de transformation locale.

Pour faire fuir les investisseurs, on ne peut pas trouver meilleure idée. Une loi qui vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale au Mozambique impose une participation gratuite du Trésor de 15 % dans tous les projets miniers. Ce montage qui ressemble à un racket, risque d’effrayer les investisseurs et de porter un coup dur à l’attractivité du secteur, s’alarme la Chambre des Mines du pays. son vice-président, Geert Kolk, a mis en garde les autorités en marge d’une Conférence minière chez le voisin zimbabwéen.

Après trois jours de discussions, le sommet du G7, qui s’est achevé le 17 juin, a débouché sur une nouvelle déclaration consacrée aux minerais critiques. Réunis à Évian, les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, aux côtés de plusieurs partenaires dont l’Australie, ont affiché leur volonté de réduire leur dépendance aux chaînes d’approvisionnement dominées par la Chine.

En quête d’indépendance face à la domination chinoise sur les minerais critiques, les pays du G7 viennent de dévoiler une stratégie ambitieuse de sécurisation des approvisionnements. Derrière cette nouvelle feuille de route se dessinent des opportunités majeures, mais aussi des défis de taille pour les producteurs africains, désormais au cœur de la bataille mondiale des ressources.

En effet, après de fortes inondations qui ont frappé la province angolaise de Benguela en avril dernier, l’exportation des minerais congolais via le port de Lobito était quasiment bloquée, déclenchant des travaux d’urgence pour réparer les infrastructures endommagées et rétablir la circulation des trains.

La société Lobito Atlantic Railway, gestionnaire du corridor de Lobito reliant le port angolais éponyme aux gisements de cuivre congolais situés dans le Grand Katanga, a annoncé lundi 15 juin l’arrivée par train, de la première cargaison du métal rouge en provenance de RDC. Cette annonce confirme le rétablissement de la liaison complète entre la Copperbelt congolaise et l’océan Atlantique, après deux mois de perturbations qui ont mis à l’épreuve la résilience du corridor logistique de Lobito.

Prévu en juillet 2026 à Paris, le sommet Mining On Top Africa (MOTA) réunira décideurs politiques, industriels et investisseurs de haut niveau pour redéfinir l’avenir stratégique des ressources africaines.

Dans un contexte de compétition mondiale acharnée autour des minéraux critiques et de la transition énergétique, l’Afrique entend s’imposer comme un acteur incontournable du secteur minier mondial. Prévu en juillet 2026 à Paris, le sommet Mining On Top Africa (MOTA) réunira décideurs politiques, industriels et investisseurs de haut niveau pour redéfinir l’avenir stratégique des ressources africaines.

Le groupe chinois Sinomine Resource a annoncé mardi 19 mai son intention de mobiliser jusqu’à 5,2 milliards de yuans, soit 764 millions de dollars pour financer plusieurs projets, dont une raffinerie de lithium au Zimbabwe. Cette initiative est en phase avec la stratégie des autorités zimbabwéennes pour développer une chaîne locale de transformation de ce minerai critique.

Le groupe chinois Sinomine Resource a annoncé mardi 19 mai son intention de mobiliser jusqu’à 5,2 milliards de yuans, soit 764 millions de dollars pour financer plusieurs projets, dont une raffinerie de lithium au Zimbabwe. Cette initiative est en phase avec la stratégie des autorités zimbabwéennes pour développer une chaîne locale de transformation de ce minerai critique. Hararé avait durci les règles encadrant les exportations de concentrés de spodumène afin de contraindre les multinationales de créer un plus de valeur ajoutée localement.

Le gouvernement congolais a signé des accords miniers avec les Etats-Unis et la Chine, alors que les deux superpuissances cherchent à constituer des stocks de minéraux stratégiques pour faciliter la transition vers les énergies propres et les véhicules électriques à batterie.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a ordonné un audit complet des recettes d'exportation minières et des actifs de l'Etat, avertissant que des contrôles insuffisants empêchaient le pays de profiter pleinement des exportations record de cuivre et de cobalt. Kinshasa est un producteur majeur de cobalt et de cuivre, et possède également de vastes réserves de lithium, d'or et de coltan, ce qui en fait un champ de bataille dans la compétition mondiale pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques.

Cette initiative intervient dans un contexte de rivalités internationales croissantes autour des ressources critiques. Premier producteur mondial de cobalt et deuxième du cuivre et acteur majeur dans le coltan et le lithium, la RDC fait face à une insécurité chronique dans ses zones minières, exacerbée par la présence de groupes armés soutenus par le Rwanda. Ces défis dissuadent les investisseurs internationaux et fragilisent les recettes de l’Etat congolais.

C’est une mesure qui traduit la montée en puissance des Etats-Unis et des Emirats arabes unis dans le secteur minier congolais. Grâce à un financement de 100 millions de dollars débloqué par Washington et Abu Dhabi, l'Inspection générale des Mines (IGM) annonce la création d'une garde minière paramilitaire destinée à sécuriser les sites d'extraction et les chaînes d'approvisionnement en minerais stratégiques.

Oakland, Californie – Le 2 mars 2026, le Trésor américain a imposé des sanctions aux Forces de défense rwandaises (FDR) et à quatre de leurs hauts responsables suite à leurs « violations flagrantes des accords de paix de Washington » signés entre le Rwanda et la RDC en décembre 2025.

Les États-Unis ont imposé des sanctions ciblées à des hauts responsables des Forces de défense rwandaises, dénonçant des violations de l’accord de paix avec la RDC. Si cette mesure envoie un signal politique fort, elle ne touche pas les flux commerciaux liés aux minerais congolais ni l’aide américaine au Rwanda, laissant planer des questions sur l’efficacité réelle de la démarche

Ces initiatives traduisent une dynamique régionale profonde, mêlant la nécessité pour l’Afrique de développer ses ressources et ses infrastructures et les ambitions de diversification économique et d’approvisionnement du Golfe.

Le 10 février 2026, le Gabon et les Émirats arabes unis ont signé trois accords stratégiques, mettant particulièrement l’accent sur le secteur minier, dont l’exploitation de gisements d’or. Quelques semaines plus tôt, du 13 au 15 janvier, le Future Minerals Forum de Riyad avait réuni chefs d’État africains et investisseurs du Golfe pour sécuriser les minerais critiques de la transition énergétique