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Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a ordonné un audit complet des recettes d'exportation minières et des actifs de l'Etat, avertissant que des contrôles insuffisants empêchaient le pays de profiter pleinement des exportations record de cuivre et de cobalt. Kinshasa est un producteur majeur de cobalt et de cuivre, et possède également de vastes réserves de lithium, d'or et de coltan, ce qui en fait un champ de bataille dans la compétition mondiale pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques.
C’est une mesure qui traduit la montée en puissance des Etats-Unis et des Emirats arabes unis dans le secteur minier congolais. Grâce à un financement de 100 millions de dollars débloqué par Washington et Abu Dhabi, l'Inspection générale des Mines (IGM) annonce la création d'une garde minière paramilitaire destinée à sécuriser les sites d'extraction et les chaînes d'approvisionnement en minerais stratégiques.
Les États-Unis ont imposé des sanctions ciblées à des hauts responsables des Forces de défense rwandaises, dénonçant des violations de l’accord de paix avec la RDC. Si cette mesure envoie un signal politique fort, elle ne touche pas les flux commerciaux liés aux minerais congolais ni l’aide américaine au Rwanda, laissant planer des questions sur l’efficacité réelle de la démarche
Le 10 février 2026, le Gabon et les Émirats arabes unis ont signé trois accords stratégiques, mettant particulièrement l’accent sur le secteur minier, dont l’exploitation de gisements d’or. Quelques semaines plus tôt, du 13 au 15 janvier, le Future Minerals Forum de Riyad avait réuni chefs d’État africains et investisseurs du Golfe pour sécuriser les minerais critiques de la transition énergétique
African Rainbow Minerals (ARM), la société de Patrice Motsepe, Président non exécutif, rejoint un important consortium pour développer un nouveau terminal d'exportation de manganèse au port de Ngqura, dans la province du Cap-Oriental.
La décision a pris de court de nombreux groupes chinois qui exploitent les minerais stratégiques dans le pays. Dans un communiqué daté du 25 février, le gouvernement zimbabwéen a tapé du poing sur la table en suspendant avec effet immédiat, les exportations de tous les minéraux bruts et concentrés de lithium.
Dans son intervention télévisée du 13 février, le Président nigérien Abdourahamane Tiani a évoqué un stock d’uranium produit avant la reprise effective de la mine d’Arlit par les autorités. Le chiffre mentionné : «156,231 tonnes.»
En marge du Mining Indaba 2026, ERG Africa et l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC) ont scellé un partenariat stratégique pour formaliser l’exploitation artisanale du cobalt en République démocratique du Congo. Objectif : structurer un secteur clé, garantir la traçabilité et améliorer les conditions de travail des mineurs
Des juristes congolais dénoncent un partenariat stratégique jugé anticonstitutionnel, accusé de brader la souveraineté nationale au profit des intérêts miniers américains, tandis que l’Est du pays reste en proie à l’insécurité.
Au " sommet" des terres rares et des minérais stratégiques qui se tient ce mercredi 4 février à Washington, la République démocratique du Congo (RDC) sera en première ligne avec ses immenses ressources minières. Son président, Félix-Antoine Tshisekedi y jouera le rôle de VRP en chef. Il peut aussi compter sur des majors opérant dans le pays. Devant un parterre d'investisseurs, la sortie du groupe canadien Ivanhoe Mines la veille de ce rendez-vous le confirme. Son management assure que la mine de zinc Kipushi située dans le Grand Katanga figure parmi les actifs susceptibles d’alimenter le projet américain de stock stratégique de minéraux critiques, doté de 12 milliards US. Selon le groupe, qui précise au passage être en pourparlers avec ses partenaires sur le projet, y compris la compagnie minière publique congolaise Gécamines, sur les modalités d'un partenariat.
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