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Prévu en juillet 2026 à Paris, le sommet Mining On Top Africa (MOTA) réunira décideurs politiques, industriels et investisseurs de haut niveau pour redéfinir l’avenir stratégique des ressources africaines.

Dans un contexte de compétition mondiale acharnée autour des minéraux critiques et de la transition énergétique, l’Afrique entend s’imposer comme un acteur incontournable du secteur minier mondial. Prévu en juillet 2026 à Paris, le sommet Mining On Top Africa (MOTA) réunira décideurs politiques, industriels et investisseurs de haut niveau pour redéfinir l’avenir stratégique des ressources africaines.

Le groupe chinois Sinomine Resource a annoncé mardi 19 mai son intention de mobiliser jusqu’à 5,2 milliards de yuans, soit 764 millions de dollars pour financer plusieurs projets, dont une raffinerie de lithium au Zimbabwe. Cette initiative est en phase avec la stratégie des autorités zimbabwéennes pour développer une chaîne locale de transformation de ce minerai critique.

Le groupe chinois Sinomine Resource a annoncé mardi 19 mai son intention de mobiliser jusqu’à 5,2 milliards de yuans, soit 764 millions de dollars pour financer plusieurs projets, dont une raffinerie de lithium au Zimbabwe. Cette initiative est en phase avec la stratégie des autorités zimbabwéennes pour développer une chaîne locale de transformation de ce minerai critique. Hararé avait durci les règles encadrant les exportations de concentrés de spodumène afin de contraindre les multinationales de créer un plus de valeur ajoutée localement.

Le gouvernement congolais a signé des accords miniers avec les Etats-Unis et la Chine, alors que les deux superpuissances cherchent à constituer des stocks de minéraux stratégiques pour faciliter la transition vers les énergies propres et les véhicules électriques à batterie.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a ordonné un audit complet des recettes d'exportation minières et des actifs de l'Etat, avertissant que des contrôles insuffisants empêchaient le pays de profiter pleinement des exportations record de cuivre et de cobalt. Kinshasa est un producteur majeur de cobalt et de cuivre, et possède également de vastes réserves de lithium, d'or et de coltan, ce qui en fait un champ de bataille dans la compétition mondiale pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques.

Cette initiative intervient dans un contexte de rivalités internationales croissantes autour des ressources critiques. Premier producteur mondial de cobalt et deuxième du cuivre et acteur majeur dans le coltan et le lithium, la RDC fait face à une insécurité chronique dans ses zones minières, exacerbée par la présence de groupes armés soutenus par le Rwanda. Ces défis dissuadent les investisseurs internationaux et fragilisent les recettes de l’Etat congolais.

C’est une mesure qui traduit la montée en puissance des Etats-Unis et des Emirats arabes unis dans le secteur minier congolais. Grâce à un financement de 100 millions de dollars débloqué par Washington et Abu Dhabi, l'Inspection générale des Mines (IGM) annonce la création d'une garde minière paramilitaire destinée à sécuriser les sites d'extraction et les chaînes d'approvisionnement en minerais stratégiques.

Oakland, Californie – Le 2 mars 2026, le Trésor américain a imposé des sanctions aux Forces de défense rwandaises (FDR) et à quatre de leurs hauts responsables suite à leurs « violations flagrantes des accords de paix de Washington » signés entre le Rwanda et la RDC en décembre 2025.

Les États-Unis ont imposé des sanctions ciblées à des hauts responsables des Forces de défense rwandaises, dénonçant des violations de l’accord de paix avec la RDC. Si cette mesure envoie un signal politique fort, elle ne touche pas les flux commerciaux liés aux minerais congolais ni l’aide américaine au Rwanda, laissant planer des questions sur l’efficacité réelle de la démarche

Ces initiatives traduisent une dynamique régionale profonde, mêlant la nécessité pour l’Afrique de développer ses ressources et ses infrastructures et les ambitions de diversification économique et d’approvisionnement du Golfe.

Le 10 février 2026, le Gabon et les Émirats arabes unis ont signé trois accords stratégiques, mettant particulièrement l’accent sur le secteur minier, dont l’exploitation de gisements d’or. Quelques semaines plus tôt, du 13 au 15 janvier, le Future Minerals Forum de Riyad avait réuni chefs d’État africains et investisseurs du Golfe pour sécuriser les minerais critiques de la transition énergétique

Le ministère des Mines justifie la décision entre autres, par les sous-déclarations et les fraudes qui pullulent dans le secteur. L’interdiction des exportations restera en vigueur « jusqu'à nouvel ordre » et concerne aussi les minerais en instance d’expédition à l’étranger.

La décision a pris de court de nombreux groupes chinois qui exploitent les minerais stratégiques dans le pays. Dans un communiqué daté du 25 février, le gouvernement zimbabwéen a tapé du poing sur la table en suspendant avec effet immédiat, les exportations de tous les minéraux bruts et concentrés de lithium.