Le groupe émirati ADNOC est en négociations pour entrer au capital de la raffinerie Dangote, joyau industriel nigérian d’une capacité de 650 000 barils par jour. Un rapprochement qui pourrait redessiner les flux pétroliers régionaux.
Lagos, 23 septembre 2026. C’est l’actif industriel le plus stratégique du Nigeria. La raffinerie Dangote, située à Lekki, dispose d’une capacité nominale de 650 000 barils par jour. Selon des sources concordantes, ADNOC, le géant pétrolier des Émirats arabes unis, étudie une entrée à son capital. Un mouvement qui approfondirait les relations industrielles et commerciales entre Abuja et Abu Dhabi.
Un enjeu qui dépasse l’actionnariat
Pour Lagos, la question ne se limite pas à la structure du capital. La raffinerie joue déjà un rôle croissant dans l’approvisionnement du marché nigérian en produits pétroliers. Elle pourrait devenir un pôle régional majeur, transformant le Nigeria en hub de raffinage pour l’Afrique de l’Ouest. L’arrivée d’ADNOC doterait le projet d’une légitimité industrielle supplémentaire et d’un accès privilégié aux marchés émiratis et moyen-orientaux.
Des pourparlers en cours
Il convient toutefois de tempérer l’optimisme. Il s’agit à ce stade de négociations : aucune prise de participation définitive ni valorisation contractuelle n’est confirmée. La portée réelle du rapprochement dépendra des conditions financières, industrielles et commerciales qui pourraient être retenues par les parties.
Née de la volonté de l’homme d’affaires Aliko Dangote, la raffinerie a été inaugurée en 2023 pour réduire la dépendance historique du Nigeria aux importations de carburant. Son entrée en production a déjà modifié les équilibres énergétiques régionaux.
Un signal géopolitique fort
Au-delà du pétrole, ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large entre le Nigeria et les Émirats arabes unis. Ces derniers mois, Abu Dhabi a multiplié les investissements en Afrique, notamment dans les infrastructures et l’agro-industrie. Une entrée d’ADNOC au capital de Dangote confirmerait l’intérêt croissant du Golfe pour le marché nigérian, l’une des grandes économies du continent africain.
Les négociations se poursuivent.





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