Tous les articles qui parlent de Géopolitique

Dans ce contexte, la résilience logistique devient un atout stratégique. Les ports capables de maintenir une continuité opérationnelle, même en période de turbulence, sont devenus aussi précieux que les matières premières qu’ils permettent d’acheminer. Non parce qu’ils échappent aux crises, mais parce qu’ils en amortissent les effets.

Les récentes crises maritimes l’ont brutalement rappelé : les routes commerciales ne sont pas de simples traits sur une carte. Chaque fermeture temporaire, que ce soit dans le canal de Suez, à Panama ou en mer Rouge, se traduit par des hausses de coûts logistiques, des détournements d’itinéraires, des retards d’approvisionnement et une fragilisation des chaînes de valeur. Selon la CNUCED, ces « infrastructures invisibles de la mondialisation » sont de plus en plus vulnérables aux tensions géopolitiques et climatiques.

Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.

Le Royaume du Maroc est plus que jamais à l'avant-garde de la stabilité africaine et de la lutte contre la violence des groupes fanatiques et séparatistes. En effet, à quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde, le Maroc enchaîne trois événements qui disent long sur son rôle dans la sécurité du continent. Les 9 et 10 juin, El Jadida accueille une réunion de la plateforme de Marrakech (réseau antiterroriste africain) coorganisée par le Maroc et l'UNOCT. Le 10 juin, le think tank PCNS dévoile en avant-première son rapport annuel sur la géopolitique de l'Afrique 2026. Enfin, les 11 et 12 juin, Rabat organise la 10ᵉ édition de l'APSACO 2026, conférence majeure sur la paix et la sécurité en Afrique. Ces rendez-vous rapprochés ne tombent pas par hasard !

A la suite des informations relayées dans les grands quotidiens londoniens, les autorités de Maurice ont démenti avoir reçu de propositions de l’administration Trump concernant les îles Chagos. C’est le journal Telegraph qui avait indiqué que la Maison Blanche étudierait différentes options pour sécuriser l'avenir de l'archipel.

Situé dans l'océan Indien, l'archipel des Chagos est au centre d'un contentieux qui mêle héritage colonial, droit international, stratégie militaire et géopolitique. Alors que Londres s'était formellement engagé l’année dernière à reconnaître la souveraineté de Maurice sur ce territoire, il vient de faire une volte-face inattendue sous la pression des Etats-Unis.

Le marché des fusions-acquisitions au Moyen-Orient a enregistré 196 transactions au premier trimestre 2026, pour une valeur totale de 23,3 milliards de dollars, selon le dernier rapport publié par Ansarada. Un chiffre en baisse par rapport à la même période en 2025, où 207 opérations avaient été conclues pour une valeur de 31,3 milliards de dollars. Malgré ce recul, la région conserve une activité soutenue, portée par des investissements structurants et des stratégies souveraines de long terme.

Malgré un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, le marché des fusions-acquisitions en Égypte continue de faire preuve de résilience. C’est le constat du dernier rapport de la plateforme d’analyse Ansarada, qui souligne un maintien de la confiance des investisseurs et une dynamique portée par des stratégies de long terme, malgré un ralentissement global du volume des transactions.

Les événements de la région du Golfe ont mobilisé non seulement les militaires, mais aussi les géopoliticiens et les think tanks de tous bords, qui ont vu et revu leurs scénarios sur l'issue de cette guerre dont les dégâts collatéraux n'ont épargné presque aucun pays de la planète, suite au renchérissement des cours des matières stratégiques transitant par le détroit d'Ormuz (pétrole, gaz, fertilisants, hélium, soufre, ammoniac, etc.).

Le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Suhail Mohamed al-Mazrouei, a déclaré à Reuters que cette décision avait été prise après un examen attentif des stratégies énergétiques de cette puissance régionale. Interrogé sur la question de savoir si les Emirats arabes unis avaient consulté l'Arabie saoudite, il a déclaré que son gouvernement n'avait parlé de sa décision avec aucun autre pays.

Le gouvernement émirati a annoncé ce mardi 28 avril, que les Emirats arabes unis quittaient l'OPEP, l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole, alors qu'une crise énergétique sans précédent déclenchée par la guerre en Iran révèle les dissensions entre les pays du Golfe. Le départ d’Abu Dhabi, membre de longue date de l’Opep, pourrait affaiblir le cartel, qui s'est généralement efforcé de présenter un front uni malgré des désaccords internes sur toute une série de questions allant de la géopolitique aux quotas de production.

Le premier choc géopolitique survient en 711 ap. J.-C, lorsque le chef militaire Omeyyade Tariq ibno Ziyad et son armée musulmane franchissent le détroit, inaugurant sept siècles de présence musulmane marqués par une culture andalouse rayonnante sur les deux rives.

Le détroit de Gibraltar est un lieu, comme dirait Paul Pascon (ethnoloque franco-marocain), un lieu composite qui porte en ses eaux les mémoires superposées de périodes historiques multiséculaires. En effet, dès le 9ème siècle av. J.-C, les Phéniciens y tissent les premiers liens entre l’Afrique et l'Europe, suivis par les Carthaginois puis les Romains, qui transforment ce passage en artère vivante d'échanges humains et commerciaux.