Tous les articles qui parlent de Actionnariat

Xavier Niel franchit une nouvelle étape dans la construction de son empire des télécommunications. Le 10 juillet, Vega, la holding d’investissement détenue par le groupe familial Niel, a signé un accord contraignant avec Emirates Telecommunications Group (e&) pour acquérir l’intégralité de sa participation dans Vodafone Group.

En rachetant les 16,2 % de Vodafone détenus par le groupe émirati e&, Xavier Niel s’apprête à devenir le premier actionnaire de l’opérateur britannique. Une opération de 4,4 milliards de livres sterling qui conforte son statut de poids lourd mondial des télécoms et lui ouvre une exposition accrue aux marchés africains, désormais au cœur de la stratégie de croissance de Vodafone.

Promulguée début juin, par le président Daniel Chapo, cette législation est présentée par ses initiateurs comme «un levier destiné à renforcer la gestion des ressources stratégiques dans l’intérêt national.» Elle s’accompagne également d’une interdiction d’exporter des produits miniers bruts ou semi-transformés, sauf dérogation exceptionnelle conditionnée à la présentation d’un plan de transformation locale.

Pour faire fuir les investisseurs, on ne peut pas trouver meilleure idée. Une loi qui vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale au Mozambique impose une participation gratuite du Trésor de 15 % dans tous les projets miniers. Ce montage qui ressemble à un racket, risque d’effrayer les investisseurs et de porter un coup dur à l’attractivité du secteur, s’alarme la Chambre des Mines du pays. son vice-président, Geert Kolk, a mis en garde les autorités en marge d’une Conférence minière chez le voisin zimbabwéen.

La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) franchit une étape majeure de son évolution avec l'entrée du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) dans son capital. Approuvée le 17 juin 2026 à Abidjan par le Conseil d'administration de la BAD, cette prise de participation de 30 millions de dollars marque la première ouverture du capital de la BIDC à une institution internationale de financement du développement.

La Banque africaine de développement (BAD) devient le premier investisseur institutionnel international au capital de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette opération historique, accompagnée d'une ligne de crédit de 70 millions de dollars, renforce les capacités financières de l'institution régionale et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de financer la transformation économique de l'Afrique de l'Ouest.

Ecobank Transnational Incorporated (ETI) vient de franchir une étape majeure dans son histoire actionnariale. Réuni à Lomé à l’occasion de la 38e Assemblée générale annuelle du groupe, le président du conseil d’administration, Papa Madiaw Ndiaye, a annoncé la finalisation de l’entrée de Bosquet Investments Limited au capital de la banque.

Le financier camerounais Alain Nkontchou prend les commandes de l’actionnariat d’Ecobank. Après le feu vert de la Commission bancaire de l’UMOA, son véhicule d’investissement Bosquet Investments rachète la participation historique de Nedbank et s’impose comme le premier actionnaire du groupe bancaire panafricain. Une opération qui redessine durablement l’équilibre du capital d’ETI.

Les actionnaires ont approuvé l’ensemble des résolutions soumises lors de l’Assemblée générale, dont l’approbation des états financiers de l’exercice 2025, la distribution d’un dividende de 40 millions de dollars, le renouvellement de mandats d’administrateurs, ainsi que la nomination de nouveaux profils au sein du conseil d’administration.

À Lomé, les Assemblées générales 2026 d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) n’ont pas seulement validé le retour du dividende. Elles ont aussi confirmé une nouvelle séquence de gouvernance pour le groupe bancaire panafricain, portée par des résultats records, le soutien renouvelé des actionnaires et l’évolution de la composition de son conseil d’administration.

L'entreprise ambitionne en effet de doubler sa capacité pour la porter à 1,85 million de tonnes par an d'ici la fin de l'année grâce au déploiement d'une troisième ligne de production. CIMAF Gabon développe en parallèle un projet d'usine de broyage de calcaire estimé à 27 milliards FCFA. Cette  unité industrielle vise à exploiter les gisements nationaux afin d'atteindre l'autosuffisance en ciment.

Le chef de l’Etat gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a notifié aux dirigeants du groupe cimentier CIMAF appartenant à l’homme d’affaires marocain Anas Sefrioui, l’intention de l'Etat d'acquérir 20 % du capital de sa filiale locale. Cette démarche intervient alors que le cimentier, implanté au Gabon depuis plus de dix ans, s'apprête à changer de dimension.

Sur le plan financier, les actionnaires ont entériné un bénéfice net en hausse de 10,45 % à 63,5 milliards de FCFA, pour un produit net bancaire de 132,7 milliards de FCFA (+8,5 %). Le total bilan franchit pour la première fois le seuil symbolique des 2 000 milliards de FCFA, atteignant 2 056 milliards de FCFA, tandis que les crédits à la clientèle progressent de 8 % à 1056 milliards de FCFA. Ecobank Côte d’Ivoire double ainsi quasiment son résultat net en quatre ans. Des performances qui traduisent «un régime de croisière fondé sur une gestion rigoureuse et une efficacité opérationnelle après quelques années d’ajustement », selon Serge Thiemele, Président du Conseil d’administration

Les assemblées générales d’Ecobank Côte d’Ivoire ont eu lieu ce 28 avril 2026 à Abidjan. L’événement a été marqué par l’approbation quasi unanime d'un bilan 2025 qualifié d’«historique». En effet, le bénéfice net à connu une progression de 10,45 % par rapport à l’année 2024. La banque a également dévoilé ses axes stratégiques pour l’année en cours.

C’est une petite révolution dans le landerneau financier burkinabè. Sous l’impulsion du gouvernement, les participations publiques, autrefois dispersées, convergent désormais vers une entité unique : Yennenga Holding Burkina Faso (YH-BF). Le ministre de l’Économie et de Finances, Dr. Aboubakar Nacanabo a indiqué que cette structure va permettre de mieux gérer les ressources publiques détenues par les banques et servir à financer des projets structurants de l’État. D’un capital de 10 milliards FCFA, porté à 51% par l’État et 49% par les démembrements, l’objectif, explique le ministre Nacanabo, c’est d’avoir une gestion stratégique de ces entités de sorte que les actions, qui peuvent être mutualisées, puissent être prises en compte.

Le gouvernement burkinabè a décidé, en conseil des ministres du jeudi 12 mars 2026, de la création d’une holding dénommée Yennenga Holding Burkina Faso (YH-BF). En mettant en place cette structure, les dirigeants optent pour une centralisation inédite de ses actifs financiers. Entre rationalisation budgétaire et ambition de croissance, cette nouvelle holding a comme défis de peser de tout son poids sur l’échiquier bancaire et assurantiel du pays