Tous les articles qui parlent de Omar Alieu Touray

Si le lancement de la monnaie unique de la CEDEAO est un vieux projet, la déclaration du président de la Commission de la CEDEAO, Dr. Omar Alieu Touray, attendue depuis longtemps par des observateurs économiques et citoyens ouest-africains, marque une étape cruciale dans le processus d’intégration économique régionale. Toutefois, elle soulève également de nombreuses questions sur la faisabilité et les implications d’une telle réforme.

En marge du Forum de haut niveau sur la gouvernance au Sahel à Banjul, capitale de la Gambie, le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Dr. Omar Alieu Touray, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à lancer la monnaie unique régionale, l’Eco, en 2027.

C’est une rencontre inédite qui s’est tenue ce jeudi 22 mai 2025 dans la capitale malienne. Pour la première fois depuis leur annonce de retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), les représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger — réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) — ont échangé directement avec les dirigeants de l’organisation régionale. Le message qui en est ressorti est clair : malgré les dissensions politiques, la coopération face à la menace terroriste reste une priorité commune.

Réunis à Bamako, les représentants de la Cédéao et ceux des trois pays de l’Alliance des États du Sahel ont affirmé leur volonté de collaborer dans la lutte contre le terrorisme et de préserver les acquis de l’intégration régionale, malgré le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l’organisation ouest-africaine

Dans un communiqué publié le 29 janvier 2025, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a annoncé qu'elle maintiendrait la zone de libre-échange avec l’AES – composé du Burkina Faso, du Mali et du Niger – «jusqu’à nouvel ordre.» Cette décision survient après leur retrait officiel de l'organisation régionale, suite à l’escalade des tensions provoquées par les sanctions imposées par la CEDEAO en réponse aux coups d'État militaires.

Fin 2024, l’Alliance des États du Sahel (AES) avait déjà assuré qu’elle continuerait de maintenir la libre circulation avec la CEDEAO. Depuis la sortie officielle des trois pays membres de l'AES le 29 janvier 2025, les regards se tournent vers l’évolution des relations entre ces deux blocs, avec des discussions à venir pour définir les modalités de coopération future

L'organisation ouest-africaine a décidé de mettre en place une "période de transition" qui durera jusqu'au "29 juillet 2025", afin de "maintenir les portes de la Cedeao ouvertes aux trois pays pendant cette période", a déclaré Omar Touray, président de la Commission de la Cedeao. Selon le règlement, "les trois pays cesseront officiellement d'être membres de la Cedeao à partir du 29 janvier 2025", a précisé M. Touray.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) réunis dimanche pour un sommet ordinaire à Abuja, ont annoncé un délai de rétraction de six mois pour les régimes militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger, après la date de leur départ officiel de l'organisation fin janvier 2025, afin qu'ils puissent revenir sur leur décision