Tous les articles qui parlent de Nicolas Kazadi

«Lorsqu’un homme devient trop rigoureux dans un système corrompu, on ne le combat pas avec des preuves, on le met à la retraite.» Cette phrase résume le climat de suspicion qui entoure le départ précipité de celui qui, malgré ses méthodes contestées, incarnait une certaine fermeté dans la gestion des finances publiques. Pourquoi une telle mise à l’écart alors que M. Alingete n’a même pas eu l’occasion de répondre aux accusations publiques ? Que cherche-t-on à cacher au peuple congolais ?

48 heures seulement après les déclarations percutantes de l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi, accusant l’Inspection Générale des Finances (IGF) et son chef Jules Alingete de dérives institutionnelles et de conflits d’intérêt, la présidence congolaise annonce la mise en retraite anticipée de ce dernier. Coïncidence troublante ou sanction politique déguisée ?

Dans une interview exclusive accordée à Paulette Kimuntu sur La Lionne TV Officiel, l’ancien ministre des Finances de la RDC, M. Nicolas Kazadi, a brisé le silence et livré une critique frontale du système qu’il a pourtant servi. L’émission, largement relayée sur les réseaux sociaux, a mis en lumière les failles, selon lui, d’un État en crise : Il y dénonce une «mafia gouvernementale» où les intérêts personnels l’emportent sur l’intérêt général. Il fustige la faillite des entreprises publiques et l’indiscipline budgétaire, évoquant une culture de prédation enracinée chez les mandataires publics.

L’Inspection Générale des Finances (IGF) est aujourd’hui l’un des piliers du dispositif de lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo. Sa mission principale consiste à contrôler la gestion des finances publiques, garantir la transparence dans l’utilisation des ressources de l’État, et favoriser la reddition des comptes. Sous l’impulsion du Président Tshisekedi, l’IGF est devenue l’arme favorite du gouvernement pour restaurer la discipline budgétaire, dénoncer les détournements et promouvoir une gouvernance responsable. L’institution bénéficie du soutien d’une grande partie de la population, lasse de l’impunité et de la mauvaise gestion endémique. Mais son action, bien que saluée, soulève aussi des interrogations croissantes

Sortir Nicolas Kazadi du gouvernement, pour des considérations politiques ou non, n’est donc pas seulement une injustice, à l’aune du bilan qu’il vient de réaliser au ministère des Finances, mais un risque de dégénérescence économico-financière avec la remise en cause de toutes les bonnes réformes qui ont permis à la RDC de reprendre langue avec les institutions financières internationales.

Le nouveau gouvernement de la République Démocratique du Congo a été dévoilé mercredi 29 mai. Sa constitution intervient plus de cinq mois après la réélection du Président Félix Tshisekedi. Dans la nouvelle team que dirige la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, nommée début avril, plusieurs anciens ministres de la première mandature du Président Tshisekedi reprennent du service. Un nom – et pas des moindres -manque à l’appel : Nicolas Kazadi, ex- grand argentier de la République Démocratique du Congo ! Une absence qui pose moult questions. Sans vraiment trouver de réponses convaincantes

Les trois personnalités sont impliquées dans un scandale financier de surfacturation présumée dans des contrats de forages et de lampadaires. Elles sont convoquées ce lundi 29 avril à l’Office du Procureur général près la Cour de Cassation pour éclairer la justice sur deux projets surfacturés dans les dossiers de forages (Développement rural) et des lampadaires (ville de Kinshasa).  Le premier contrat (de forages), signé par le prédécesseur du ministre Nicolas Kazadi, se défend ce dernier, prévoyait un premier acompte de 80 millions de dollars dont 71 millions versés à Mike Kasenga, PDG de Stever Construct, entreprise chargée d’exécuter ce projet et qui serait la propriété de son frère. 

La dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP) a fait l’effet d’une bombe. Deux membres du gouvernement, le ministre des Finances Nicolas Kazadi et l’ancien ministre du Développement rural, Guy Mikulu sont interdits de sortie du territoire, révèle une note de la Direction générale des migrations (DGM) exécutant une décision de la Cour de cassation, qui a ouvert une enquête judiciaire à leur charge.