C’est l’un des dossiers-phares soumis à l’examen du dernier Conseil des ministres, vendredi 9 octobre. La République démocratique du Congo (RDC) envisage d’adhérer au Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) afin de faciliter l’accès des entreprises au crédit bancaire et la mobilisation de financements pour des projets d’infrastructure dans le pays.
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a présenté ce dossier d’adhésion au Conseil des ministres. Selon lui, l’absence de la RDC au sein du FAGACE limite son accès à cet instrument panafricain de garantie. Après une évaluation technique et des pourparlers avec le Fonds, l’argentier du pays en est arrivé à la conclusion qu’une adhésion de plein droit au FAGACE serait un levier pour mobiliser des ressources à long terme, notamment pour financer des projets d’infrastructure et faciliter le recours aux partenariats public-privé (PPP).
Un mécanisme de garantie, pas de prêt direct
Le Fonds n’accorde pas directement de prêts, mais il apporte une sécurité aux bailleurs de fonds en garantissant une partie des engagements afin de réduire les risques qu’ils supportent lorsqu’ils financent une entreprise ou un projet. Ce mécanisme peut ainsi faciliter l’octroi de crédits et, selon les conditions convenues, améliorer les conditions de financement.
Pour les autorités congolaises, l’adhésion pourrait permettre aux entreprises congolaises et aux porteurs de projets publics de profiter de cet instrument, sous réserve de satisfaire aux critères d’éligibilité. Elle renforcerait également la représentation de la RDC au sein du Fonds.
D’après le compte rendu du Conseil des ministres, le ministre des Finances représenterait la RDC au Conseil des gouverneurs du FAGACE, tandis que la Banque centrale intégrerait le Bureau indépendant d’évaluation. Un bureau de représentation régionale pourrait être établi à Kinshasa.

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