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Voilà qui devrait rassurer les participants à la grande conférence nationale des infrastructures qui se tient ce jeudi 9 avril dans la capitale.

La République démocratique du Congo (RDC) a lancé ce jeudi 9 avril, sa première émission d’euro-obligations ciblant les investisseurs avec des titres de maturité de cinq et dix ans. Bien que le montant définitif n'ait pas encore été confirmé, Kinshasa avait indiqué en janvier dernier, vouloir lever dans un premier temps, 750 millions de dollars dans le cadre d'un programme d'euro-obligations de 1,5 milliard de dollars. Les fonds seront affectés au développement des infrastructures.

En République démocratique du Congo, ces retards traduisent un déséquilibre plus profond entre richesse potentielle et capacité effective de gestion publique.

Dans un État moderne, la capacité de payer régulièrement les agents publics constitue l’un des indicateurs majeurs de crédibilité institutionnelle. Lorsqu’un pays accumule des retards dans le paiement des salaires des enseignants, militaires, agents administratifs ou personnels de santé, il ne s’agit pas simplement d’un problème de trésorerie ponctuel. Il s’agit d’un signal macroéconomique révélateur

Le GAFI, organisme intergouvernemental, veille à la conformité des États en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Être placé sur sa liste grise signifie que le pays présente des lacunes stratégiques dans ces domaines. Pour les banques internationales, les bailleurs de fonds, les investisseurs institutionnels et les partenaires techniques, cela implique un niveau de risque élevé, justifiant des restrictions, voire des désengagements.

Depuis son inscription sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) en 2022, la République Démocratique du Congo fait face à un défi majeur : rétablir sa crédibilité financière sur la scène internationale. Cette situation, loin d’être purement administrative, a des conséquences réelles et profondes. Elle ralentit les investissements directs étrangers, limite l’accès du pays aux marchés financiers, fragilise le système bancaire et prive l’économie nationale de devises indispensables à sa croissance

Le projet du gouvernement prévoit la mise en place de tout un écosystème d’institutions pour structurer les marchés financiers. Il s’agit entre autres d’une autorité de régulation qui aura la mission de superviser les opérations de marché, veiller au respect des règles d’émission et de cotation, approuver les admissions à la cote, protéger les investisseurs et encadrer les professionnels du secteur. Il est prévu également la création d’une banque de règlement pour sécuriser les transferts de fonds entre acheteurs et vendeurs, ainsi qu’un dépositaire central pour gérer la conservation des titres financiers.

Le gouvernement congolais vient d’adopter un projet de loi portant organisation et fonctionnement des marchés boursiers, a annoncé le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi. L’objectif est de créer une Bourse de valeurs mobilières à Kinshasa, un vieux serpent de mer envisagé déjà sous Mobutu. Le siège de la Bourse sera abrité au Centre d’affaires situé au bord du fleuve Congo.