Agribusiness

Le coup d’envoi des 22e Journées annuelles de l’Association cotonnière africaine (ACA) a été donné ce mardi 5 mai 2026 à Lomé, plaçant le Togo au centre de l’échiquier agricole continental. Sous l’égide de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), ce rendez-vous ne se veut pas une simple rencontre de routine.

Réunis dans la capitale togolaise depuis le 5 mai, les leaders de l’industrie cotonnière continentale s’attaquent aux défis structurels qui menacent la rentabilité de la filière. Entre urgence climatique et instabilité des marchés, l’Afrique cherche la formule magique pour transformer son potentiel en performance durable. Un front commun face aux turbulences mondiales

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Cette structure crée un paradoxe bien documenté. Plusieurs pays africains importent des produits alimentaires transformés issus de cultures qu’ils produisent eux-mêmes. Selon la Banque africaine de développement, la facture des importations alimentaires dépasse 50 milliards de dollars par an et pourrait atteindre 110 milliards d’ici la fin de la décennie. Au-delà du commerce, c’est un enjeu industriel : faible transformation signifie faible captation de valeur, peu d’emplois qualifiés et une dépendance accrue aux chocs extérieurs.

L’Afrique produit, mais les fruits de son sol sont encore largement transformés ailleurs. Près de 70 % des exportations agricoles du continent sont constituées de produits bruts, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le cacao en est l’exemple le plus emblématique : la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent plus de 60 % de la production mondiale, mais l’essentiel de la transformation reste localisé en Europe. Même logique pour la noix de cajou, dont environ 80 à 90 % des volumes africains sont décortiqués en Asie.

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Le coton burkinabè ne voyagera plus seulement par conteneurs vers les ports étrangers. Il s’apprête désormais à être filé, tissé et transformé sur sa terre d’origine. Ce lundi, dans l’effervescence de la capitale, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda et des partenaires russes ont apposé leur signature sur un Mémorandum d’entente relatif au projet de mise en place d’un complexe industriel intégré de transformation de Coton au Burkina-Faso, dénommé  AKOTON.

En tournant le dos à l’exportation brute de sa ressource phare, Ouagadougou engage un virage important. Ce lundi 20 avril 2026, la signature d’un mémorandum avec des partenaires russes pour la création du complexe AKOTON marque la naissance d’un géant intégré de la transformation textile. Une petite révolution pour la souveraineté économique du pays.

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