Réunis dans la capitale togolaise depuis le 5 mai, les leaders de l’industrie cotonnière continentale s’attaquent aux défis structurels qui menacent la rentabilité de la filière. Entre urgence climatique et instabilité des marchés, l’Afrique cherche la formule magique pour transformer son potentiel en performance durable.
Un front commun face aux turbulences mondiales

Le coup d’envoi des 22e Journées annuelles de l’Association cotonnière africaine (ACA) a été donné ce mardi 5 mai 2026 à Lomé, plaçant le Togo au centre de l’échiquier agricole continental. Sous l’égide de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), ce rendez-vous ne se veut pas une simple rencontre de routine.
Dans un contexte de volatilité extrême des cours mondiaux et de flambée du prix des engrais, les décideurs cherchent des réponses concrètes. Pour Martin Drevon, Directeur général de la NSCT, l’objectif est de mutualiser les solutions pour casser le plafond de verre de la productivité. Il ne s’agit plus seulement de produire, mais de produire mieux dans un environnement économique de plus en plus imprévisible.
Innovation et résilience : les nouveaux maîtres-mots
Le constat dressé par Kassoum Koné, Président de l’ACA, est sans appel : la filière doit muter ou stagner. Le changement climatique n’est plus une menace lointaine mais une réalité qui bouleverse les calendriers de culture. Pour y faire face, le sommet mise sur un triptyque stratégique :
- la mécanisation accrue des exploitations pour gagner en efficacité ;
- l’innovation technologique pour garantir une traçabilité irréprochable, désormais exigée par les marchés internationaux ;
- la durabilité des systèmes de production pour préserver les sols à long terme.
Le modèle togolais en exemple
Le choix de Lomé n’est pas fortuit. Le Togo traverse une phase de relance dynamique, portée par des réformes structurelles profondes. En renforçant l’encadrement des producteurs et en modernisant ses outils, le pays illustre la volonté africaine de passer d’une agriculture de subsistance à une industrie compétitive.
Fondée en 2002, l’ACA réaffirme ainsi son rôle de boussole. En quatre jours d’échanges intenses, les acteurs de «l’or blanc» espèrent jeter les bases d’une filière plus robuste, capable de transformer les défis climatiques en opportunités de modernisation pour les millions de producteurs du continent.





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