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Portée par une récolte exceptionnelle et une demande internationale soutenue, la filière tunisienne de l'huile d'olive connaît une envolée spectaculaire. En seulement huit mois de la campagne 2025/2026, les exportations ont généré 1,48 milliard de dollars. Un record qui conforte le poids stratégique de l'oléiculture dans l'économie tunisienne, tout en posant une question cruciale : comment convertir ce succès commercial en davantage de valeur ajoutée ?
Le Ghana s'attend à un nouveau décrochage de sa production de cacao lors de la prochaine campagne, un scénario qui risque de prolonger les tensions sur le marché mondial alors que la filière traverse une tempête chez les deux premiers producteurs de la fève (Côte d’Ivoire et Ghana). Selon les prévisions du Conseil ghanéen du cacao (Cocobod), la récolte de la campagne 2026-2027 devrait baisser d'au moins 16 %, conséquence de mauvaises conditions climatiques, de maladies persistantes et de la dégradation des plantations. Ce sont autant de revenus en moins pour les petits agriculteurs de la filière.
Alors que les tensions géopolitiques continuent de secouer le marché mondial des fertilisants, le Ghana accélère sa quête d'autonomie. L'entreprise Omanbapa AgriTech va investir 10 millions de dollars dans une usine de fabrication d'engrais organiques destinée à réduire la dépendance du pays aux intrants importés, tout en valorisant les résidus agricoles. Un pari industriel qui s'inscrit dans un contexte de forte hausse attendue des prix des engrais chimiques.
L'acheteur public de cacao- Produce Buying Company- est incapable d'acheter du cacao aux agriculteurs après avoir accumulé des dettes de 673 millions de cedis, soit 60 millions de dollars. Une cessation de paiement qui a conduit ses créanciers à activer la procédure de saisie d'actifs, révèle une source interne au sein de l’organisme à l’agence Reuters. Un consortium de banques ghanéennes à qui l'on doit 257 millions de cedis, a obtenu en mars une ordonnance du tribunal pour vendre les actifs de la société.
Réunis dans la capitale togolaise depuis le 5 mai, les leaders de l’industrie cotonnière continentale s’attaquent aux défis structurels qui menacent la rentabilité de la filière. Entre urgence climatique et instabilité des marchés, l’Afrique cherche la formule magique pour transformer son potentiel en performance durable. Un front commun face aux turbulences mondiales
Les marchés agricoles sont sous pression. Selon la Banque mondiale, les prix des engrais pourraient bondir de plus de 30 % en 2026, fragilisant les agriculteurs et faisant planer un risque sérieux sur la sécurité alimentaire mondiale.
L’Afrique produit, mais les fruits de son sol sont encore largement transformés ailleurs. Près de 70 % des exportations agricoles du continent sont constituées de produits bruts, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le cacao en est l’exemple le plus emblématique : la Côte d’Ivoire et le Ghana assurent plus de 60 % de la production mondiale, mais l’essentiel de la transformation reste localisé en Europe. Même logique pour la noix de cajou, dont environ 80 à 90 % des volumes africains sont décortiqués en Asie.
En marge du SIAM 2026 à Meknès, le Crédit Agricole du Maroc et le ministère de l’Agriculture scellent un nouveau partenariat stratégique. Objectif : renforcer l’éducation financière et soutenir l’autonomisation économique de 10 000 bénéficiaires dans la région de l’Oriental.
En tournant le dos à l’exportation brute de sa ressource phare, Ouagadougou engage un virage important. Ce lundi 20 avril 2026, la signature d’un mémorandum avec des partenaires russes pour la création du complexe AKOTON marque la naissance d’un géant intégré de la transformation textile. Une petite révolution pour la souveraineté économique du pays.
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