Télécommunication

Dans ce contexte, l’Afrique avance vers un modèle où les acteurs télécoms et fintech deviennent des piliers du système financier. Le partenariat annoncé entre Mastercard et AXIAN s’inscrit pleinement dans cette transformation.

Les économies africaines connaissent une montée en puissance des technologies financières. Selon le Fonds d'équipement des Nations Unies (UNCDF), les paiements digitaux en Afrique subsaharienne ont augmenté de près de 40 % en un an, et les transactions mobile money dépassent désormais les 1 000 milliards de dollars annuels (GSMA).

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La mention est brève. Elle n’est ni développée ni théorisée. Mais elle intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire a déjà engagé, loin des projecteurs, une série de réformes structurantes visant à intégrer le numérique au cœur de l’action publique et du modèle économique. Des programmes formalisés, soutenus par les bailleurs internationaux, traduisent une volonté de faire du digital un outil de transformation de l’État et un facteur de compétitivité à moyen terme.

Le numérique, gros chantier du nouveau mandat d’Alassane Ouattara Le 8 décembre, à Abidjan, sous les ors d’une cérémonie solennelle suivie par plusieurs chefs d’État africains, Alassane Ouattara a prêté serment pour un nouveau mandat à la tête de la Côte d’Ivoire. Le discours du président ivoirien s’est d’abord attaché aux fondamentaux : stabilité politique, sécurité, trajectoire économique. Puis, au détour d’un passage consacré aux priorités des cinq prochaines années, une phrase a fait son apparition, sans emphase particulière, presque comme une évidence.

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Le mobile money n’est pas un simple outil facile d’utilisation et innovant, c’est devenu le socle sur lequel repose l’accès à l’économie pour des millions de Sénégalais exclus du système bancaire traditionnel. Or, imposer une taxe ne pèserait pas seulement sur une poignée de transactions importantes. Cela pèse sur chaque geste économique du quotidien : le paiement du pain, l’envoi de remises à un proche, l’achat de crédit pour le téléphone, le paiement d’un petit fournisseur… Des millions de micro-transactions qui constituent le quotidien des classes moyennes et modestes.

La tentation fiscale est compréhensible. Lorsque la dette approche 100 % du PIB et que l’État doit combler des déficits, chaque source de revenus paraît séduisante. Mais taxer les transactions de mobile money est non seulement un mauvais calcul mais surtout une erreur stratégique qui pourrait compromettre l’inclusion financière et l’avenir économique du Sénégal.

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