La Syrie a lancé un appel d’offres international pour une nouvelle licence d’opérateur de réseau mobile afin de remplacer MTN Syrie, filiale à 75% du groupe sud-africain MTN, a déclaré ce mercredi 4 mars le ministère des Communications et des Technologies de l’information. Cette nouvelle licence ouvre la voie au retrait officiel du groupe télécoms sud-africain après que l’opérateur mobile a abandonné ses activités en Syrie en 2021
Les résultats du processus d’appel d’offres seront dévoilés le 15 juin prochain lors du Mobile World Congress de Barcelone.
Selon le schéma retenu par les autorités syriennes, l’opérateur adjudicataire de l’appel d’offres exploitera une licence sur 20 ans et détiendra une participation de 75 % dans sa filiale locale, tandis que le fonds souverain syrien détiendra les 25 % restants.
Dans un communiqué, le groupe MTN a déclaré que son PDG, Ralph Mupita, avait rencontré le ministre syrien des Communications et des Technologies de l’information, Abdulsalam Haykal. Les deux parties se sont entendues sur le retrait de l’entreprise, indiquant leur intention d’accélérer le processus. Aucune des deux parties n’a précisé si MTN sera indemnisé ni la valorisation de sa participation de sa filiale syrienne. En 2020, le groupe télécoms sud-africain avait annoncé la cession de ses parts de 75 % dans MTN Syrie à l’actionnaire minoritaire TeleInvest pour 65 millions de dollars. Cependant, la transaction n’a jamais abouti et l’opérateur a abandonné l’activité en 2021, invoquant des mesures et des exigences réglementaires rendant sa présence continue «insoutenable.»
Un tribunal de Damas a placé MTN Syrie sous tutelle pour des manquements présumés à ses obligations de licence, manquements qui, selon l’Etat, l’ont privée de revenus. MTN a rejeté ces accusations. Le groupe a enregistré une perte de 4,7 milliards de rands (287 millions de dollars) dans ses comptes consolidés au titre de la «déconsolidation» de sa filiale syrienne.
MTN est aujourd’hui le plus grand opérateur mobile d’Afrique en nombre d’abonnés. Il s’est largement désengagé du Moyen-Orient dans le cadre d’une stratégie visant à se recentrer sur ses activités africaines. Il a cédé ses activités au Yémen et en Afghanistan et cherche toujours à céder sa participation de 49 % en Iran, une opération retardée par les sanctions américaines.





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